‹ Étude sur l'office de Girone et l'honneur de saint Charlemagne [microform]Chapitre 50 sur 114 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Sur la foi d'une mauvaise lecture, on a désigné ce récit, depuis qu'il est connu, comme étant la neuvième leçon, la mma Icctio ', sans qu'on se soit, semble-t-il, préoccupé de dire exactement ce que l'on entendait par là. 11 ne peut, en tout cas, pas être la « neuvième leçon )) de l'Office liturgique. Celui-ci, en effet, tel que nous l'avons reconstitué, est lui-même complet en neuf leçons et toutes les différences, que nous avons signalées dans la forme des deux textes excluent la possibilité de souder aux leçons concises et brèves de l'Office le long récit qui constitue la soi-disant neuvième leçon. Mais surtout ce récit nefliit pas suite à celui del'OfHce. Si, dans la dernière partie, il contient un certain nombre de fiiits, qui ne figurent et qui ne devaient pas figurer dans l'Ollice liturgique, pour tout le reste il n'est qu'une version développée des événements racontés dans l'Office, depuis le milieu de la quatrième leçon à la fin. Il ne suffit donc pas de dire avec Gaston Paris, que cette neuvième leçon ne se rattache qu'imparfaitement aux huit leçons du texte liturgique ~. Il y a une impossibilité matérielle à la concevoir comme la continuation des autres et comme appartenant au même texte \

mus, le^iiiius et dilii^oitcr inspeximus qiwmilaiN libnnn pero^anwtieuni, iiHtiqmDn, poslibus cohopcrtnni, Lc^^ohlariiiui iuiuciipatuni iutcr le^^cndarui et itlios libres chori Hcctcsie Cathedrdtis iuventiini, ircoml/tiini, exisienteni. /;/ qiio giiitleni libre lectioues officii Bcatc Firoinis Marie diebiis sabattinis celebrantur nec non lectioues festivitatis Chiiroli Miu^ui descriplae suut et coutiueutur et alias lectioues festivitatis* dicti Charoli Mao^ui vidiuiiis et let^n'uiiis lectiouen/ uovaui ténor is sequeutis ...» Suit le texte du récit de la prise de Ciirone. (^ette description du manuscrit avait été reproduite par Rocher, op. cit., p. 74, mais très inexactement. Il avait notamment supprimé la mention des alias lectioues Jestii'itatis dicti Charoli Mai^nii i^x, surtout, il avait lu, sans doute après le P. lita, au lieu de lectioueiu no-vaui, lectioueui uouaui, ce qui n'a pas peu contribué à faire prendre le chantj;e sur le vrai caractère du récit qui suivait. Nous avons pu, en nous reportant au manuscrit rectifier ces deux erreurs, qui, comme on le verra, ne sont pas sans importance.

1. Cf. Rocher, op. cit., pp. 75, sq. ; Gaston Paris, Kouiauia, II, p. 205 ; Schneegéns, op. cit., p. 55.

Page 1