CHAPITRE IV
LE TRACTATUS DE CAPTIOXE GERUKDE
blir. Mais sa tentative dut être tardive, et le Tractatiis, où se trouvent exprimées ces prétentions nouvelles du chapitre, nous apparaît par cela même comme relativement récent.
Il n'est cependant pas le premier texte, qui se soit fait l'instrument ou l'écho de ces prétentions. C'est dans une lettre, déjà citée par nous et datée de 1470, qu'il est pour la première fois parlé, et à Gironc, de la ((fraternité» des deux églises '. Nous serions portés à voir dans cette lettre un des premiers actes, par lesquels le chapitre affirma ouvertement ses nouvelles prétentions. Nous voyons, en effet, quelques années après, des négociations actives engagées entre les deux chapitres, dont l'objet n'est pas nettement indiqué, mais qui se rapportaient sûrement aux relations financières de Girone et du Puy, et qui furent peut-être nécessitées par quelque démonstration significative du chapitre espagnol. Quelque prudence qu'on doive apporter en pareille matière, en l'absence surtout ' de documents positifs, il existe un ensemble de circonstances, qui rendent notre hypothèse assez vraisemblable.
Si, vraiment, à un moment donné, Girone argua de sa (( fraternité », c'est-à-dire de son égalité avec le Pu\ , pour se soustraire à la sujétion financière, qui avait, jusqu'alors, caractérisé leurs rapports, il est naturel de supposer, que le chapitre du Puy réclama la production des titres, sur lesquels Girone appuyait de pareilles prétentions. La chose ne pouvait être qu'embarrassante. Or, il est curieux de constater, que, par suite d'un incendie, survenu le 22 décembre 1469 dans les archives de la Ciiria EpiscopaJis, le chapitre de Girone se serait trouvé dans l'impossibilité de faire valoir ses droits.
L'événement eut, aux yeux du chapitre, une grande importance, si l'on en juge par l'empressement, qu'il mit à en faire dresser un procès-verbal par le grand vicaire Alfonsello, et par l'étendue que celui-ci attribue au désastre -. Ce que ce document veut établir, c'est