Cf. supra y p
2. Ce procès-verbal se trouve dans un Liher DeUht'ratio)ium ah anno 1462 ad annum 14/^. A Tannée 1469 et au 1" 87, figure le texte publié par Villanueva, Fiaje literan'o, XII, pp. iji-ij-^, et depuis par Rocher, op. cit., pp. 81-83. En voici les passages les plus caractéristiques : « Tola ciiria fuit igiii consumpta ita qiiod non
que, par la perte totale de ses archives, le chapitre est dans l'impossibilité absolue de faire valoir ses droits. Il n'aurait pas conservé un seul de ses titres. Or, quand on visite aujourd'hui les archives de la cathédrale et de l'évêché, on constate leur richesse, même pour la période antérieure à 1469, et l'on ne comprend pas tout d'abord, pourquoi le grand vicaire Alfonsello s'est exprimé, comme il l'a fiiit, sur l'importance de cet incendie.
Déjà Villanueva s'en était étonné et il en avait conclu, non peutêtre sans quelque ironie, que pour que nous ayons conservé de ces archives tant de documents anciens et précieux, il fliUait que, lors de l'incendie, ils se fussent trouvés dans d'autres pièces qui ne furent pas atteintes par le feu '. LEspafm Sagrada assure, que la perte de tous ces titres gêna beaucoup l'évêque et le chapitre pour le recouvrement de leurs revenus et que le clergé éprouva des difficultés à percevoir les impôts et dîmes qui lui étaient dûs. Elle dut aussi gêner le chapitre, quand il s'agit d'établir la <( fraternité » prétendue des deux églises de Girone et du Puy, à moins que, tout au contraire, cet incendie ne lui ait fourni un prétexte commode pour ne pas justifier des rapports plus que douteux. Qui sait, sila hâte du chapitre à faire attester la réelité de l'incendie, et son désir d'exagérer l'étendue du désastre ne furent pas provoqués par le besoin de se débarrasser, une fois pour toutes, des demandes peut-être gênantes, des chanoines du Puy ?
En tout cas, à quelques années de là, nous voyons un des principaux dignitaires du chapitre du Puy, le fordoyen Pierre Bouvier, venir à deux reprises à Girone, et assurément pour une afi'aire d'importance. Sa première visite eut lieu en 1479. Nous avons conservé la lettre, que Pierre Bouvier remit aux chanoines de Girone de la
leiuansit processus ueque liber neque aliquid qiiod non fuerit i^ne devoratum et comhus-
tuni Irreparabile datnnuni evenit huic ecdesie et maxime reverendissimo domino
cpiscopo et ejiis dignilati et consequenter omnibus dominis de capitulo et ceteris preJatis et bencfficiatis tocius diocesis quia tniro quodani modo processus originales omnium causarum que ducte fuerant a mille annis citra cuni productione jurium et instrumentorum reperiebantur fidelissimc reserval i tanquam in archivo publico. »
I. Cf. Villanueva, Viaje literario, XII, pp. 103-104 et 126-127.
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