Cf. supra, p
4. Cf. Rocher, Humbcrt iVAlbon, cvcquc du Puy, loc. cit., p. 29.
5. Ce procès-verbal, qui reproduit la lettre apportée par Pierre Bouvier, est conservé dans un LWcr Dcîibcratioiium Capiluli à l'année 1479. Il a été publié.
hypothèse. On reçut avec honneur l'envoyé du Puy, on l'admit à toutes les cérémonies, à toutes les distributions faites aux chanoines de Girone. Ensuite, comme à tous les visiteurs de marque \ on lui montra le trésor, les richesses et les curiosités de la cathédrale. Entre temps, Francisco Martinez \ quêteur de Notre-Dame du Puy fit remettre au fordoyen une somme de dix-sept livres représentant des aumônes levées par lui \ Cela nous confirme bien dans l'idée, que le droit de quête continuait à être exercé, sans objection ni obstacle de la part du clergé de Girone. La visite de Pierre Bouvier avait donc un autre objet.
Or, comme par hasard, nous voyons celui-ci s'intéresser à la question de la « fraternité «des deux églises et examiner de près le texte, peut-être unique, qui semble l'établir. L'épisode est raconté en détail par le procès- verbal, et c'est une preuve de l'importance qu'attachait à la chose le chapitre qui l'a fait rédiger. L'official rapporte, en effet, que Pierre Bouvier étant venu chez lui, le pria instamment de lui faire voir la légende de saint Charlemagne. L'official fit apporter le texte, où celle-ci se trouvait racontée et Pierre Bouvier en détacha, pour l'emporter avec lui au Puy, la tin de ce récit, où, comme dans le Traciatiis, il est parlé de la « fraternité » établie par l'empereur entre les deux églises, et qui avait pour effet de les constituer l'une et l'autre sur un pied d'absolue égalité ^.
Pour expliquer le rôle, joué dans cette visite de Pierre Bouvier par
pour la première fois, par le P. Fita, dans son étude intitulée « Los reys de Arai^o y la Seu de Gerona, 1 462-1 4SJ, pp. 57-58. C'est de lui que Rocher l'a emprunté pour le publier à son tour. Cf. op. cit., pp. 84-87.