‹ Étude sur l'ulcère simple du duodénumChapitre 28 sur 29 · DE LA MUQUEUSE DUODÉNALE LOIN DE L'ULCÈRE · texte numérisé non relu

DE LA MUQUEUSE DUODÉNALE LOIN DE L'ULCÈRE

Les glandes de Lieberkühn se montrent assez largement espacées, comme si des lésions inflammatoires interstitielles subaiguës les avaient éloignées les unes des autres. Les épithéliums de ces glandes sont presque cylindriques, allongés, avec un protoplasma peu-granuleux et un noyau ovalaire vivement coloré.

De place en place, apparaissent quelques îlots sous-muqueux de cellules lymphatiques accumulées presque toujours entre les glandes de Brünner, qui s’écartent de chaque côté.

La plupart de ces amas lymphatiques, ressemblant d’une manière saisissante à des follicules clos sous-muqueux, paraissent en voie d'rritation formative ; ils sont gorgés de cellules lymphatiques jeunes, très pauvres en protoplasma et munies d’un gros noyau trés avide de carmin.

Jine faut pas prendre ces flots lymphatiques pour des abcès microscopiques, car les travées de tissu conjonctif, les vaisseaux et même les culs-de-sac des glandes de Brünner entremêlés avec ces amas cellulaires ne paraissent guère touchés par des lésions irritatives. Ce qui donne à penser que ces régions lymphatiques sous-muqueuses sont le siège de lésions inflammatoires, ce sont leurs

Du np

prolongements irrégulièrement propagés dans les espaces conjonctifs interstitiels adjacents. D'une manière générale, on peut dire que ces lésions n'atteignent jamais la surface de la muqueuse duodénale.

RECHERCHES DES BACILLES. — 1° Méthode de Weigert. — Une coupe traitée par la méthode de Weigert montre au niveau de l’ulcération un certain nombre d’amas zoogléiques vivement colorés en violet, infiltrés dans le tissu sous-muqueux ulcéré.

En outre, par-ci par-là, dans les couches profondes de la musculeuse se montrent quelques traînées de streptocoques dont les chaînettes n’ont guere plus de cinq microcoques. Quelques streptocoques, souvent accumulés en flots, se rencontrent d’ailleurs non loin de la surface de la plaie, dans la sous-muqueuse. Aucun d'eux ne pénètre dans le caiïllot. :

Enfin, dans toutes les couches sous-jacentes à l’ulcération, quelques diplocoques assez minces, un peu allongés, mais non lancéolés et dépourvus d’enveloppe (pneumocoque ?).

Aucun microbe colorable par la méthode de Weïigert ne se montre au milieu du foyer hémorrhagique sous-muqueux qui avoisine l’ulcération. Par contre, on voit un grand nombre de gros bacilles, longs, droits, quelquefois sinueux, souvent plus colorés à leurs extrémités qu’au centre, s’infiltrer en quantité considérable dans les espaces intermusculaires des couches musculeuses et dans la. couche sous-muqueuse immédiatement sous-jacente aux culs-de-sac terminaux des glandes de Brünner. Ces dernières elle-mêmes sont indemnes de microbes.

Un grand nombre de microcoques, en particulier de bacilles, quelques diplocoques, sont accumulés dans les parois des grosses veines sous-mudqueuses.

Sur une coupe colorée au carmin et passée au Gram, on voit cinq diplocoques assez rapprochés les uns des autres et infiltrés dans le tissu sous-muqneux au voisinage de l’ulcération. Ces diplocoques, très bien colorés, sont plutôt allongés que ronds et presque anguleux. Bien que dépourvus de capsule d’enveloppe, ils ressemblent singulièrement à des pneumocoques.

Ile Méthode de Nicolle. — Un grand nombre de veines sous-muqueuses et interglandulaires remplies de sang contiennent, dans leurs parois et dans le caillot qui les remplit, des amas de longs bacilles souvent rangés par deux bout à bout, plus colorés à leurs extrémités et rappelant le bacterium col commune.

La muqueuse duodénale non ulcérée est, également sur certains points, gorgée de cesmêmes microbes, dans toute son épaisseur. Au niveau de la perte de substance, les parties de la couche sous-muqueuse ulcérée ont conservé vivement la couleur bleue.

La surface de la plaie est farcie d'amas sougléiques, formés par des mierocoques ronds, en amas serrés. Une foule de leucocytes polynucléaires, accumulés au voisinage de l’ulcère, montrent leurs noyaux polymorphes, ramifiés, tangis que dans le caïllot fibrineux déposé dans le tissu sous-muqueux, les noyaux sont rares, allongés et les microbes font défaut.

On ne trouve en aucun point de l’ulcération, pas plus qu'autour du caillot ou dans son intérieur, trace du bacterium coli décrit plus haut. Au contraire, dans

a ee TS 2e, 4 Il / S 4 le y Na! \\ les couches. intermuscülaires et jusqu'au-dessous du péritoine, les colonies de ces. bacilles apparaissent très abondantes. Très peu de cellules granuleuses RL d'Ebrlich dans l'intérieur du caillot proprement dit, une seule, entre autres, sur | son bord, où elle apparaît ramifiée comme en voie de désintégration. Ces gra- : |} nulations s’infiltrent assez largement au loin suivant quatre directions à peu ANAL (ET | près perpendiculaires. S'agit-il d'un clasmatocyte de Ranvier eu voie de des- ï truction ? À 3 ! AU Dans une veinule sous- jacente à l’ulcération, on apereors, au milieu des globules rouges, plusieurs éléments dont la bucléiie est en voie de mitose évidente. Lit Est-ce un endothélium vasculaire proliféré ? | à Les cellules d'Ehrlich font totalement défaut au niveau di l'ulcération, ou du moins elles y sont très rares ; elles ne s'y montrent que sous forme de globules arrondis, très pauvres en granulations. C’est à peino si l’on aperçoit se cellules d'Ehrlich dans les couches musculeuses. (

1 EEE Cat

Ra LH

POATTNE re

se

ce

k Jan ue

Page 1