‹ Étude sur la blessure des vaisseaux mammaires internesChapitre 8 sur 22 · ANATOMIE · texte numérisé non relu

ANATOMIE

L'artère mammaire interne naît de la sous-clavière en avant, au-dessous de la thyroïdienne inférieure. Recouverte par les veines sous-clavières, elle est protégée à son origine par la clavicule et par la première côte, de telle sorte qu'il serait difficile de latteindre en ce point et presque impossible de la léser, sans produire en même temps d’autres désordres beaucoup plus graves. L’artère se porte en avant sous la première côte et descend ensuite le long du sternum, croisant par derrière tous les cartilages costaux jusqu’au septième. La distance du vaisseau au sternum est de 10 à 16 millimètres. Mesurée à diverses hauteurs par M. Tourdes, elle a été trouvée de 10 millimètres dans le premier espace intercostal ; de 16, dans le second; de 11, dans le troisième; de 12, dans le quatrième; de 8, dans le cinquième, et de 15, dans le sixième. Les variations de ces distances dépendraient moins d’un changement de direction de l'artère que de l’inégalité de longueur des diverses pièces du sternum. D'autre part, les cartilages étant d'autant plus longs qu'ils sont plus inférieurs, l’artère passe sous le milieu du deuxième, sous le tiers interne du troisième et du quatrième ; elle croise les cartilages de la cinquième et de la sixième côte de manière à ne laisser en dedans que le cinquième de leur longueur.

Hope

L'artère mammaire interne a le volume d’une forte plume de corbeau ; elle donne, dans son trajet, des branches exter. nes et internes. Une des plus importantes est celle qui longe en dehors le bord supérieur de la cinquième côte. Le tronc principal se bifurque dans le sixième espace intercostal ; la branche externe marche entre le sixième et le septième cartilage : on est sûr qu’elle est atteinte, quand les deux cartilages sont coupés transversalement à 15 millimètres au moins du sternum. Reposant presque immédiatement sur la plèvre, dont elle n’est séparée que par une couche celluleuse mince et par quelques fibres du triangulaire du sternum, l'artère est protégée en avant par toute l'épaisseur des parois du thorax, d'autant mieux abritée par les cartilages qu’elle est plus inférieure.

La largeur plus grande des espaces intercostaux supérieurs, notamment du deuxième et du troisième, rend en ces points sa lésion comme sa ligature plus faciles. A ces détails anatomiques, si précis et magistralement décrits par M. Tourdes, ajoutons que l'artère pénètre dans la gaine du grand droit de l’abdomen, dans l'épaisseur duquel elle s’anastomose au-dessus de l’ombilie avec les rameaux de l’épigastrique, circonstance qui nous obligera, à propos du traitement, à préconiser la ligature des deux bouts de l’artère. La seconde branche, qui porte le nom de musculophrénique, se dirige en dehors; longe les cartilages des fausses côtes, fournit des branches aux espaces intercostaux et va se perdre dans les muscles abdominaux.

Nous ne ferons que signaler les branches collatéraies qui sont :

La diaphragmatique supérieure :

Les branches externes ou intercostales antérieures :

Enfin de petites branches internes, qui se perdent sur les

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