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tisfaisante. Outre les hénéfices immédiats qu’elle donne comme production fourragère, elle est l'indice d’une agriculture améliorante dont les effets se font sentir sur d’autres branches de l’économie rurale.
La statistique de 1884 présente ainsi qu’il. suit l'étendue proportionnelle des différentes cultures :
ACRBS, HECTARES, l‘roment d'hiver ei de prin- -* temps.......... sors 1.586.962 — 642.083 Orge. ssousssosssoree 101,435 2x 283.800 Avoine...,.. PRRPEREEE vero. 1.485.620 = 601.401 Selgle, .....,.... worsroeures 104.141 = 42,135 Pois..........,..,. pensueree 570.628 = 230.876 ' Maïs..........7..... dosre 174.835 — 70.737 Sarrasin.....,,...,.., nesrss 65.621 — 26.671 " Fèves...........,,.,,......, 24.877 = 10.065 Foin....,,.......,.,......, 2.193.369 == 887.437 Pommes de terre....,....., 168,862 — 68.321 Betteraves. ......,,.. écrous 18.314 — 7.409 : Carottes.........,..., oser. 10.980 = 4.442 Turneps: ..,.......,.... er 104.108 — 42.142 Püturages. ....,.,,.,...... 2.194.966 — 1.130.851 Total. sensor 9.005.037 —4.048.030
Si l’on compare Ja statistique agricole des États-Unis à celle du’ Canada, au seul point de vue des sept États de l’Union américaine où la production agricole est le plus développée, on trouve que l'Ontario occupe le premier rang comme pays producteur d’orge, de pois, de fèves, le troisième pour les avoines, le cinquième pour les seigles, le huitième pour le blé. La province d'Ontario produisait autrefois une plus grande quaritité de blé; mais depuis que le Manitoba s’est révélé, les cultivateurs Ændent à imprimer à l'agriculture une autre direction.
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Voici l'estimation moyenne des divers rendements en 1884 :
Bectolitres
par hectare.
Froment d'hiver... . . . . . .. loose 18,86 Froment de printemps. . . . , . . . .. o 17,96 Orge. .......,...,,.... “... 22,45 Avoine. . . , , . . . .. muse en 32,32 Seigle.. . .. ...........,.. . 14,9 Pois, . ….,. ......,... cos se 21,55
Fves.. . .. . .. serre Fe 19,75
La superficie totale des terres taxées par les lois municipales ou autres, dans la province d'Ontario, est de 21.775.000 acres, dont 20 millions sontindiqués comme occupés, Sur ces 20 millions, 10.800.000 acres sont défrichés, 8.800.000 en forêts, et environ 2 millions en marais ou terres non cultivables. On remarque que; depuis quatre ans, la culture des grains na; pas'augmenté en proportion directe des défrichements. Oncommence à donner le préférence, sur plusieurs points, à l'élève du bétail et aux produits de la laiwrie. Dans une statistique de 1885, on. estimait. que ‘l'Ontario possédait 559.000 chevaux, 1.980. 006 {ôtes-de bétail, dont 750.000 vaches laitières ; 1.750.000 moutons, et 822.000 pores, Il y a, depuis quelques années, augmentation assez rapide dans le nombre des chevaux et du bétail, et diminution correspondante des moutons
et des porcs. , ,
Le drainage des terres se pratique activement. En 1882, les fabriques de tuyaux de drainage onf fourni un développement de tuyaux ‘soüterrains dont la longuour n’eët pas estimée à moins de 5.000 kilomètres.
En 188%, le taux moyen du loyer, par hectare, était,
64 LA COLONISATION ET L'AGRICULTURE AU CANADA. dans le comté de Muskoka (Minimum), de 12 fr. 75; dans le comté de Durham (maximum), de 43 fr. 75. Le salaire moyen dos journaliers (main-d'œuvre) était par an et avec nourriture, de 835 ffancs, et sans nour-
. riture, de 1.285 francs. “ &
Dans une réunion de cultivateurs tenue à Belleville, le .13 mars 1884, les points défectueux de l'agriculture dans la province d’Ontaerio ont été sérieusement cntés. On a mis en pleine lumière la nécessité Bpliquer largement le système du drainage, la négligence apportée à la préparation et à l'usage du fumier de ferme, l'absence de tout emploi d’engrais commerciaux, la négligence apportée à l’oxtirpation des mauvaises herbes, la réduction des cultures de racines, cultures découragées par la rareté et la cherté de la main-d'œuvre, l'utilité d'améliorer le gros bétail et la race ovine par l'importation de reproducteurs de race pure, l'intérêt capital qui s'attache à l'étude de tous les procédés scientifiques relatifs à la fabrication du beurre et du fromage, comme au développement de la culture des fruits qui conviéhnentte mieux à l'exportation. , L
D'autre part, on ne peut citer avec assez d’éloges l'usage presque universel de la machinerie agricole. Lors des dernières expositions universéklès de Phila delphie:et de Paris, ie Canada avait déjà étonné par l'importance et l'excellence de son exposition de machinégffricola C’est la province d’Ontario qui attirait tous LS regards par les qualités de ses chariues, de ses moissonneuses, de ses faucheuses, de ses hache-paille,-. ét de tous les instruments de la culture la plus perfec- : tionnée. Tous ces instruments soñt aujourd’hui trans- :
portés et mis en usage dans le Manitoba et le Nord- “Ouest.
Le Canada ne le cède en rien aux États-Unis au point
de vue des procédés de travail et de l'application des . instruments’et des machines.
La production des fruits est aussi soignée dans les exploitations du Canada que dans los fermes de l'Amérique. \;
La culture fruitière commence à prendre les allures d'un.grand commercé dans le sud de l'Ontario. Nous ne pouvons que répéter ici ce que nous avons dit à propos des pommes de Québec elle la Nouvelle-Écosse: + Aucune pomme américaine ne peut être comparée aux pommes ‘du Canada, sous le rapport de la qualité. Par leur chair ferme, leur jus abondant, leur arôme délicat, la roussette du Canada, la gravenstein de la Nouvelle-Écosse laissent loin derrière elles les variétés sèches et insipides de la plupart des pommes des États-Unis. Malheureusement, leur valeur marchande est dépréciée sur les marchés d'Angleterre, parce qu’on les confond avec les pommes américaines, dont le nom
est particulièrement conqu dans le commerce.
Malgré cette confusion, contre laquelle le commerce canadien travaille à réagir, ce sont les pommes qui gardent le promier rang dans les exportations des fruits frais du Canada. En 1869, la valeur de cette exportation atteignait à peine 125.000 francs: douze ans plus tard, elle dépassait 2.500.000 francs.
Les fraises donnent lieu, en été, à un commerce | énorme : on les débarque par cargaisons complètes aux difféfents ports des lacs.
\ La culture du raisin prend une certaine extension et ‘donne lieu, dans le comté d’Essex, à la fabrication; du,
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vin sur une assez grande échelle.. Il ne s'agissait que d'adapter au climat les variétés qui pouvaient lui convenir. Les étés étant très courts, on est forcé de cultiver | les espèces hâtives; mais enfin on peut faire du vin: C’est un point acquis. , Le district du Niagara est particulièrement favorable - à la culture des fruits. Il est environné par les grandes eaux du lac Ontario, dulac Érié, et la rivière du Niagara. Il est traversé par la rivière Chippewa, et par le canal de Welland. Partout il est dessérvi par des lignes de chemin de fer qui donnent au cultivateur et au propriétaire des facilités particulières pour transporter leurs produits dans toutes les parties du Dominion et des - États-Unis. Le climat y est doux ét chaud, et surtout très égal. La température n’y subit pas de brusques changements. Tout pousse à souhait sur cette terre admirablement fertile et toujours ensoleillée. Les moissons de grains, les beaux herbages, les arbres magnifiques se disputeraient l'admiration des voyageurs si elle n’était retenue par la variété et l'excellence des fruits de toute espèce. Ce ne sont pas seulement les . pommes, les poires, les prunes, les cerises, mais le raisin, les figues, les melons et surtout les pêches. Les pêchers croissent en plein vent du mois de juillet au mois d'octobre. Il n'est pas rare de trouver des vergers qui contiennent: 8 à T0.000 pêches. C'est un curieux spectacle que de voir avec quelles précautions hommes et femmes choisissent, cueillent et disposent immé- . diatement les pêches dans de petits paniers, qui #ont ensuite placés avec précäütions sur de petites charrettes, et conduites à la gare :la plus, ypisine. La confection des paniers constitue une industrie locale
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des plus actives. Tout le district du lac Huron et en général les contours des grands lacs, rivalisent à cet égard avec le district du Niagara. |
Le gouvernement et l'administration de l’agriculture sont établis sur les mêmes bases que le gouvernement de la province de Québec. Les Sociétés d'agriculture sont en honneur, et l'éducation y est aussi soignée
- qu'en aucune autre partie du Dominion. : .
Il n’est pas, dans le Canada, de province. où la presse soit plus nombreuse et plus instructive. Les chiffres parlent d'eux-mêmes :: dans l'Ontario, 6n compte 396 journaux ‘ou revues | périodiques: . -à Québec, 113 ; dans la Nouvelle-Écosse, 46: dans le Nouveau- Bruns. wick, 38; dans le Manitoba, 26; dans l'ile du Prince- . Édouard, 11; dans la Colombie britannique, 8, et dans les territoires du Nord- Ouest, 5. Rien d'étonnant, car la province d’Ontario, possède des villes fort importantes : \ Toronto, Ottawa, Hamilton, Londres, Kingston, sont les . en É centres du mouvement intellectuel et. scientifique de toute la province, et la province: elle-même est le centre du mouvement agricole èt commeréiäl du Canada.
Si la province d'Ontario est, par sä nature, mérveilleusement appropriée à l’ agriculture, il faut reconnaître que le gouvernement de la province et les habitants s'unissent dans de communs efforts pour répondre dignement à la tâche qui leur est naturellement dévolue. | Non seulement le gouvernement entretient le collège 4 agricole de Guelph, mais il commence à introduire: | * les écoles primaires les premières notions d'agriculture, tandis que. des ultivateurs et les propriétaires organ isenÿ des réunions, Où ils discuterit librement toutes les questions qui se rattachent à la défense de leurs intérêts.
Il suffit de citer les associations d'agriculture et des arts de Toronto, l'association de laiterie (Dairymen’s Association), l'association fruitière (Fruit Growers Association), la société d’entomologie, Ia société de volailles d’Ontario, la société d’horticulture d'Hamilton, etc.,etc., pour montrer par quelle voie l’économie rurale, dans cette province, fait des progrès continuels.
Dans le Dominion, il n’est pas d'établissement d’enseignement agricole comparable au Collège agricole de Guelph. Il a pour directeur M. le professeur James Mills. Une ferme expérimentale, conduite par le professeur Brown, est annexée à ce collège.
Voici, d’après un mémoire du professeur Brown, analysé par M. Fream, quel est le budget approximatif d’un établissement d'enseignement agricole au Canada :
Collège d'agricukyie. {