I. — CONCESSION DE TERRES DANS LES ANCIENNES | | PROVINCES
Dans “la” province ‘d'Ontario, Yes terres publiques qui ont été arpentées sont considérées comme propres à ” la culture et doivent être réservées à de libres conces-
sions. Deux cents acres sont la limite ‘générale des con“
cessions.
Un homme âgé de dix-huit ans, ou un homme marié avec ün'enfant au-dessus de cet âge, à droit à une concession de 100 acres. Le chef mâle de famille ou une femme chef de rue ayant un enfant ou des enfants au-dessous-de dix-IMit ans résidant avec elle, peut obtenir. une concession | de 200 acres- pour le prix de 50 dents - par -acré.. Tout concessionnairé doit défri-
SR dla de vu acné à
em
* cher du moins 15 acres et les Y mettre en culture. Il faut
bâtir une maison habitable, résider sur ‘la terre et la cultiver pendant cinq ans. Bien éntendu, on peut s’absenter, mais cette absence ne doit pas durer plus de six mois. Ces concessions peuvent être sous-louées à certaines conditions. Il y a, dans la province d'Ontario, cent vingt-trois communes où sont ouverts des bureaux pour: la location ou les concessions.
. Dans la province de Québec, le gouvernement : a arpenté environ 6 millions d’atres de terres appartenant à la Couronne. Les terres achetées du gouvernement sont payées : un cinquième comptant le jour du contrat, et le reste en quatre paiements égaux, avec un intérêt de 6 pour 100. L'acquéreur est tenu de prendre
possession de la terre dans les six mois du contrat, .
et de l’occuper pendant deux ans; il doit défricher, dans une période de dix ans, EU acres pour chaque 100 acres achetées, et construire une maison habitable, de 16 pieds de large sur 20 pieds de long. Ce mode de
concession est également suivi dans: le province. d'On-.….
tario. tds
Une loi votée par la législation de 1868 accorde. aux
‘cblons dés privilèges très étendus dans le: but: de les
protéger contre des revers de fortune . dans les pre- :
mières années de leur installation, et exempte de saisie; |
depuis le jour de l'occupation du : sol et pendant:
dix années après la délivrance du titre. de. propriété, ses effets, ses instruments, bêtés de somme et provisions,
Dans la province du Nouvesu-Branswiek, des torres dela Couronne: sont concédées sous trois formes diverses. D'abord : 4°. suivant l'acte qui concerne, des, concessions
AT
des terres de la Couronne; 2° suivant l'acte du labou-
rage ; 3°.par voie d’adjudication. Pour obtenir une
libre concession, il faut commencer à défricher et à cultiver le ‘lot un mois après l’approbation; dans les trois mois, améliorer la valeur du lot d'environ 4 livres 3 schell.; dans l’année, bâtir une maison en cultivañt plus de? acres; dans les trois ans, en cultiver au moins 10, et continuer à cultiver. Pour recevoir un lot, il faut avoir au moins dix-huit ans; enfin, on ne peut, pas obtenir plus de 100 acres de terre. Dans l'acte dit du « labourage >, le colon qui s'engage à défricher peut
récevoir un lot n’excédant pas400 acres. La différence
entre ce mode et le mode de la libre concession, c’est qué le colon peut payer 20 schellings en espèces ou faire des prestations en nature pour aider à la construction de chemins ou de ponts dans le voisinage de sa concession. Dans:le cas d’une adjudication, le prix est de 80 cents par acre, en ajoutant les frais d’arpentage.
Le Nouveau-Brunswick contient un domaine de 1.650.000 acres, qui appartient à une compagnie dont Je siège est à Édimbourg, et qui vend ses terrains à des
‘conditions spéciales. Le professeur Johnston, qui à pars
couru cette province, a présenté un rapport au gouvers nement, et il conclut :.{° que le sol du Brunswick est
capable de subvenir aux besoins d’une population de
5 à 6 millions d’habitants ; 2° que le climat est parfaite ment sain, et que le sol n’est pas inférieur à à la moyenne ‘des sols de l'Angleterre.
Dans la province de la Nouvelle- Écosse, 4 millions d’acres énviron appartiennent à la Couronne. Toutes ces terres. ne peuvent être mises en culture; mai On
y trouve des lots de 5 à 10. 000 acres d’un abord facile |