‹ Étude sur la condition de la mère en droit romain et en droit français ... [Microform]Chapitre 100 sur 280 · Inst. Just · texte numérisé non relu

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Telle était la condition juridique de la mère légitime sous Justinien. Depuis la mort de cet empereur jusqu'au temps de Léon l'Isaurien el de Constantin Copronyme les lois ne paraissent pas l'avoir singulièrement modifiée. Elle se transforme alors, et sansdoute grâce à l'influence toujours croissante du christianisme, voire sous la pression des mœurs, devint aux termes de l'Écloga, ou peu s'en faut, ce qu'elle est aujourd'hui dans la plupart des pays chrétiens. La puissance paternelle cessa de peser sur les majeurs; sur les mineurs, elle ne fut plus qu'un pouvoir tulélaire : en général les mêmes droits appartenaient au père et à la mère, les mêmes obligations leur incombaient, notamment le consentement de la mère était requis pour le mariage des enfants; la tutelle proprement dite ne s'ouvrait pas du vivant de Tun des deux parents, et le dernier mourant quel qu'il fût pouvait par testament nommer un tuteur à ses enfants. Cette théorie nouvelle que la réforme de Léon l'Isaurien et de Constantin Copronyme rendit obligatoire et que la plupart de leurs sujets observaient peut-être avant la rédaction de l'Écloga lîevait défier la contradiction et les efforts du temps. Vainement Basile le Macédonien abrogea l'Écloga et Léon le philosophe tenta de restaurer le pur droit de Justinien : la loi elle-même ne tarda pas de se rattacher à la théorie de TÉcloga, el les mœurs maintinrent à coup sûr cette théorie en vigueur (1).

1. Sur ces points, consult. Hist. du Droit privé gréco-romain, par G.-E. Zachariae, trad. de M. Lauth.

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