‹ Étude sur la conscienceChapitre 13 sur 32 · LES PREMIERS PAS DE L’HUMANITÉ · texte numérisé non relu

LES PREMIERS PAS DE L’HUMANITÉ

I I. — La troisième Vague de Vie.

La fin de la première moitié de la troisième Race-Mère est atteinte ; le système nerveux de rhomme animal est arrivé, dans son développement, à un point où Tinflux direct de la pensée de la Triade Spirituelle à laquelle il est rattaché, devient nécessaire à son perfectionnement ultérieur ; l’Ame-Groupe a accompli sa tâche envers ces produits supérieurs de l’évolution en servant de médium par l’intermédiaire duquel la vie du Deuxième Logos protège et nourrit ses enfants; il faut maintenant poser les fondations du corps causal, le vase qui doit recevoir la vie qui se déverse d’en haut ; le terme

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de la vie anté-natale de la Monade est atteint et l’heure a sonné pour elle de naître dans le monde inférieur. La Vie-Mère du Logos a construit, pour elle, les corps dans lesquels elle pourra vivre désormais en entité séparée dans le monde des formes, et elle doit entrer directement en possession de ces corps et commencer son évolution humaine.

Nous avons, vu que les Monades tirent leur vie du Premier Logos, et qu’elles occupent le deuxième plan, l’Anupâdaka, durant les âges sur lesquels nous venons de jeter un rapide coup d’œil. Nous avons vu aussi qu’elles se sont approprié, avec Taide de différents agents, les trois atomes permanents qui les représentent comme Jivâtmâs sur le troisième, quatrième et cinquième plan, ainsi que ceux qui composent la Triade inférieure sur le cinquième, sixième et septième plan. Pour toutes ses communications avec les plans situés au-dessous de son propre plan la Monade a pour intermédiaire le Sutrâtmâ, le fil de vie sur lequel sont enfilés les atomes, ce fil de vie — formé de matière du deuxième plan — qui passe de l’atome âtmique à Tatome bouddhique, du bouddhique au mânasique pour retourner à râtmique, formant ainsi le «Triangle de Lu-

mière» sur les plans supérieurs. Nous avons vu aussi que de la ligne de ce triangle qui se trouve sur le plan bouddhique procède un mince filet, le Sutrâtma des plans inférieurs sur lequel est enfilée la Triade inférieure.

Le moment est venu maintenant d’établir une communication plus parfaite que celle qu’offrait ce filet si ténu sous sa forme originale; aussi s’élargit-il, si Ton peut s’exprimer ainsi, car c’est une façon bien faible de représenter de quelle façon le Rayon de la Monade se met à briller et grandit en prenant de plus en plus la forme d’un tube. «Le Fil qui unit le Veilleur Silencieux à son ombre devient plus fort et plus rayonnant (i) ». Ce flux descendant de vie monadique est accompagné d’un déversement beaucoup plus important entre les atomes permanents, bouddhique et mânasique. Ces derniers semblent s’éveiller, et envoient de tous côtés des vibrations vers l’extérieur. D’autres atomes mânasiquesetdes molécules se groupent tout autour et un vortice giratoire apparaît sur les trois sous-plans supérieurs du plan mental.

Il se produit un mouvement giratoire semblable au sein de la masse nuageuse qui, plus bas, enveloppe l’unité mentale attachée, emprisonnée

fl) Doctrine Secrète^ p. 249, éd. franç.

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dans une gaine de ce qui reste de la matière de TAme-Groupe, ainsi que nous l’avons déjà expliqué. Cette enveloppe de matière se déchire en deux et est saisie par le tourbillon supérieur dans lequel elle va se désintégrer; et le corps causal — délicate enveloppe pelliculaire — se trouve formé, tandis que le tourbillon s apaise.

Ce flux descendant de vie, qui a pour résultat la formation du corps causal, est appelé la Troisième Vague de Vie et est justement attribué au Premier Logos, puisque les Monades sont nées de Lui et représentent sa vie tri-unique. Lorsque le corps causal est complètement formé, la Triade Spirituelle a, en vue de son évolution ultérieure, un véhicule permanent à sa disposition ; et lorsque la Conscience sera devenue capable de fonctionner librement dans ce véhicule, la Triade pourra contrôler et diriger avec beaucoup plus d’efficacité qu’auparavant, l’évolution de ses véhicules inférieurs.

Mais ces premiers efforts de contrôle n’offrent pas des signes d’intelligence très marqués, pas plus que les mouvements du corps d’un enfant nouveau-né ne laissent voir qu'ils sont dirigés par une intelligence, quoique nous sachions tous que l’intelligence y a sa part. La Monade est maintenant, au sens littéral du mot, née sur le

plan physique ; mais il faut encore la considérer comme un nouveau-né ; elle a encore à traverser dhmmenses périodes de temps avant que son pouvoir sur les corps physiques sorte de Tenfance.

§ 2. — Développement de l’Humanité.

Et ceci, nous le voyons clairement si nous examinons l’homme comme il était à son origine. Les Lémuriens — si nous exceptons les entités qui avaient déjà développé la conscience à un haut degré et qui prirent naissance dans ces corps grossiers de la troisième race afin de guider révolution de Thumanité — les Lémuriens, disparus depuis longtemps, étaient très peu développés, quant aux organes des sens ; l’odorat et le toucher n’existaient pas encore ; ils n’étaient qu’en voie de formation. Leur sensation du plaisir et de la douleur était pour ainsi dire nulle.

Chez les Atlanléens, les sens étaient beaucoup plus évolués. La vue était très perçante et l’ouïe très fine ; le goût était beaucoup plus développé que chez les Lémuriens, sans être toutefois très raffiné ; des aliments grossiers ou en voie de

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décomposition leur paraissaient tout à fait supportables, agréables même, et ils préféraient des mets à saveur très forte, tels que de la viande pourrie, à des aliments plus délicats qui pour eux n’avaient aucun goût. Leur corps était peu sensible à la douleur, et des blessures graves ne leur causaient que peu de souffrance et ne provoquaient même pas de prostration ; les blessures les plus profondes n’arrivaient pas à les abattre et guérissaient avec une rapidité surprenante. Les quelques vestiges de la race lémurienne existant encore de nos jours, ainsi que ceux de la race très répandue des Atlantes, montrent encore une insensibilité incroyable à la douleur et subissent, sans s’en trouver le moins du monde incommodés, des tortures qui anéantiraient un homme de notre cinquième race.

On raconte qu’un Indien de l’Amérique du Nord, ayant eu tout un côté de la cuisse enlevé dans un combat, continua à se battre pendant douze ou quinze heures.

C’est cette caractéristique du corps des hommes de la quatrième race qui permet à un sauvage de se guérir si rapidement des blessures les plus graves, ou de subir sans se plaindre des tortures qui anéantiraient un homme de la cin-

quième race par l’ébranlement nerveux qu’elles provoqueraient en lui.

Ces différences proviennent en grande mesure des variétés infinies de développement de l’atome permanent qui constitue le noyau du corps physique. Dans la cinquième race, il se déverse d’en haut un courant plus abondant de vie, ce qui provoque un développement interne plus important, développement qui va en augmentant au fur et à mesure du progrès de l’évolution. La complexité des pouvoirs vibratoires dans l’atome permanent s’accentue aussi peu à peu ; la même chose a lieu dans l’atome astral et dans l’unité mentale. Les naissances succèdent aux naissances ; ces noyaux sont lancés pour ainsi dire dans chaque plan afin de s’approprier de nouvelles enveloppes mentales, astrales et physiques ; les atomes permanents les plus développés attirent à eux, sur leurs plans respectifs, les atomes les plus évolués et construisent ainsi un appareil nerveux supérieur, à l’aide duquel peut se déverser le courant de plus en plus important de la conscience. C’est ainsi que se trouve formé le système nerveux, si délicatement organisé, de l’homme de la cinquième race.

Chez l’homme de la cinquième race la diffé-

rentiation interne des cellules nerveuses devient beaucoup plus accusée ; les communications mutuelles sont plus nombreuses. D’une façon générale la conscience de l’homme de la cinquième race agit sur le plan astral et se trouve séparée du corps physique excepté en ce qui concerne le système nerveux cérébro-spinal. Le contrôle des organes vitaux du corps est abandonné au système sympathique qui, durant de longs âges, a été entraîné à remplir cet office, et dont l’activité est entretenue par les impulsions émanant des centres astraux autres que les dix dont nous avons parlé, de sorte que la conscience, occupée ailleurs, n’est pas obligée de concentrer directement son attention sur ces points, bien qu’elle soutienne cette activité. Il est cependant possible, comme nous le verrons plus loin, de ramener l’attention de la conscience sur cette partie de son mécanisme, et de ramener ces activités sous son contrôle direct. Chez les individus plus développés de la cinquième race, la plupart des impulsions de la conscience émanent du plan mental, d’où elles descendent en se frayant un chemin à travers le plan astral jusqu’au plan physique, et là stimulent l’activité du système nerveux. C’est cette conscience vive, subtile, intelligente, unie par

les pensées plus que par les sensations, qui se montre plus active dans les centres mentaux et émotionnels du cerveau, que dans les centres qui sont le siège des phénomènes de sensation ou de motion.

Les organes sensoriels du corps des hommes de la cinquième race sont moins actifs et moins subtils que ceux des hommes supérieurs de la quatrième race, et répondent moins facilement aux impacts purement physiques ; les yeux, les oreilles, les organes du toucher ne répondent plus à des vibrations qui auraient affecté les organes sensoriels d’un homme de la quatrième race. Il est remarquable de voir comme ces organes atteignent leur plus grand degré d’activité durant l’enfance et diminuent de sensibilité à partir de la sixième année. D’autre part, quoiqu’ils répondent moins facilement aux impacts purement sensoriels, ces organes deviennent plus sensibles aux sensations mêlées d’émotion, et les délicatesses de couleur, de ton, dans la nature et dans l’art, produisent sur eux un effet beaucoup plus marqué. L’organisation plus élaborée, plus complexe, des centres sensoriels du cerveau et du corps astral semble donner naissance à une sensibilité plus grande aux beautés de couleur, de ton, de forme, mais en même temps à une diminution d’acuité

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dans la réponse aux sensations dans lesquelles les émotions ne jouent pas un rôle quelconque.

Le corps physique de la cinquième race est également beaucoup plus sensible aux chocs que celui de la quatrième ou de la troisième race, car la conscience y est beaucoup plus active. Il ressent plus vivement les secousses nerveuses, qui occasionnent un grand abattement. Une mutilation grave n’est pas simplement pour un homme de la cinquième race une lacération d’un muscle, une déchirure de tissus; elle produit en plus un ébranlement nerveux terrible. Le système nerveux délicatement organisé envoie un appel de détresse aux centres du cerveau qui transmettent cet appel au corps astral, troublant et bouleversant ainsi la conscience astrale ; il s’ensuit un dérangement sur le plan mental, l’imagination entre en jeu, la mémoire provoque l’anticipation et la puissance des impulsions mentales vient intensifier et prolonger les sensations. Ces sensations à leur tour stimulent et excitent le système nerveux et cette activité anormale se répercute sur les organes vitaux provoquant des troubles organiques qui ont pour résultat une diminution de la force vitale qui rend la guérison lente et difficile.

Dans le corps physique des hommes de la

cinquième race l’étal mental est, dans une large mesure, la cause de l’état d’être physique. Une grande anxiété, des souffrances morales, des soucis, produisent une tension nerveuse et causent rapidement des troubles dans les fonctions organiques, amenant ainsi la faiblesse ou la maladie. C’est pourquoi la force de caractère, la sérénité de l’âme, favorisent la santé physique. Lorsque l’activité de la conscience est définitivement établie sur le plan astral ou mental, les troubles d’ordre émotionnel ou moral amènent plus rapidement la maladie que les pires privations physiques. L’homme évolué de la cinquième race vit, à vrai dire, physiquement dans son système nerveux.

§ 3. — Âmes et Corps anormaux.

Il faut remarquer ici un fait très significatif ayant trait à la question si importante de la relation qui existe entre la conscience et le système nerveux.

Lorsqu’il arrive qu’une conscience humaine, qui n’a pas encore dépassé le niveau d’évolution du type des derniers Lémuriens ou des premiers Atlantes, naît dans un corps physique de

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la cinquième race, un cas très curieux s’ofîVe à notre étude. (Nous ne pouvons pas nous étendre ici sur les raisons d’une incarnation de ce genre; il suffira de dire que, à mesure que les nations plus civilisées annexent les contrées occupées par des peuplades moins évoluées, elles détruisent les individus composant ces nations, soit directement par les armes, soit par des moyens détournés ; il faut que ces Egos ainsi privés de leur corps trouvent de nouveaux habitats; maiscomme les conditions de la vie sauvage, qui s’adapteraient mieux à leur nature, deviennent déplus en plus rares, sous le flot toujours grandissant des races supérieures, il leur faut se réincarner au milieu des conditions les plus inférieures qui se présentent, comme par exemple parmi les individus peuplant les bouges de nos grandes cités, ou bien dans des familles de criminels ; ils sont attirés vers la nation conquérante par la nécessité du Karma.) Les individus de ce genre s’incarnent dans des corps de la cinquième race formés des matériaux les plus grossiers. Ils montrent alors, dans ces corps de la cinquième race, des qualités qui appartiennent normalement aux premiers échelons de la quatrième ou de la cinquième race ; et, bien qu’ils possèdent la même organisation nerveuse extérieure, ils

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n’ont pas ces différentiations internes de la matière nerveuse qui ne se produisent que sous l’influence qu’exercent, sur la matière physique, les énergies venant du plan astral ou mental. On observe chez ces individus un manque presque complet de réponse aux impressions venant de l’extérieur, à moins que ces impressions ne soient particulièrement violentes, ce qui montre le degré peu élevé du développement de la conscience de l’individu. On trouve aussi chez ces êtres un retour à l’inertie complète, dès qu’il n’y a plus d’excitation physique violente, en même temps qu’un désir sans cesse renouvelé pour ces excitations violentes, lorsque celles-ci ont pour cause un besoin physique quelconque. Nous trouvons chez eux une faible activité mentale qui prend naissance sous l’influence des impacts violents affectant les organes des sens ; puis le vide absolu lorsque ces organes sont au repos, et une absence complète de toute réponse aux pensées ou aux émotions élevées — non pas qu’ils rejettent consciemment ces pensées ou ces émotions, mais parce qu’ils sont parfaitement inconscients de leur existence. En général, Texcitement ou la violence chez ces individus prend naissance sous Tinfluence d’un agent extérieur — quelque chose qui vient à eux par

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