‹ Étude sur la conscienceChapitre 15 sur 32 · LES PREMIERS PAS DE L HUMANITE · texte numérisé non relu

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façonne ce système ; nous allons voir de quelle façon ceci influence les activités de la conscience. On peut tout naturellement s’attendre à ce que, sur le plan astral, la conscience reconnaisse— d’une manière vague et indéfinie — la présence des impacts qui viennent frapper sa gaine astrale, tout comme dans les minéraux, les végétaux et les animaux inférieurs, elle était consciente des impacts affectant son corps physique. Cette conscience des impacts astraux apparaît bien avant que soit organisée, d’une façon définie, l’enveloppe astrale, trait d’union entre le mental et le physique, et qui doit graduellement évoluer et devenir le corps astral, le véhicule indépendant de la conscience sur le plan astral. Et, comme nous l’avons dit déjà, le premier signe d’organisation de l’enveloppe astrale a pour cause une réponse aux impacts que cette enveloppe reçoit de l’extérieur par l’intermédiaire du corps physique, et l’évolution de cette enveloppe dépend, dans une large mesure, du corps physique. Cette organisation n’a rien à voir directement avec la réception, la coordination ou la compréhension des impacts astraux ; tout son travail se borne à subir l’influence du système nerveux physique, et à réagir sur lui. Partout la conscience précède la Soi-

Conscience, et i’évolution de la conscience sur le plan astral va de pair avec l’évolution de la Soi-Conscience — dont nous nous occuperons plus loin — sur le plan physique.

Les impacts venant, du plan astral, frapper la gaine astrale, donnent naissance à des ondes vibratoires au sein de la matière composant cette gaine, et la conscience qui y est emprisonnée reconnaît vaguement la présence de ces ondulations, mais sans les attribuer à une cause extérieure quelconque, car elle recherche en tâtonnant des impacts physiques plus violents et c’est sur ces derniers qu’elle concentre surtout l’attention dont elle est capable. Les agrégats de matière astrale qui se rattachent aux deux systèmes nerveux physiques, ressentent naturellement ces ondulations de l’enveloppe astrale, et les vibrations que causent ces ondulations se mêlent à celles qui proviennent du corps physique et affectent aussi les vibrations que la conscience lui envoie d’en haut à travers ces agrégats de matière astrale.

Un lien se trouve ainsi établi entre les impacts astraux et le système sympathique et ces impacts jouent un rôle des plus importants dans l’évolution de ce système. À mesure que la conscience, agissant dans le corps physique, ap-

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prend à reconnaître la présence d’un monde extérieur, ces impacts astrals — classés graduellement parmi les cinq sens, de la même façon que les impacts physiques—se mêlent à ceux du plan physique et il est impossible de faire une distinction d'origine entre eux. Cette faculté de reconnaître la présence des impacts du plan astral constitue la clairvoyance inférieure, celle qui précède la grande évolution de l'intelligence. Tant que le système sympathique reste le principal mécanisme de la conscience, l'origine des impacts sera toujours la même pour cette conscience, que les impacts viennent du plan astral ou du plan physique. Les animaux les plus développés eux-mêmes—chez lesquels cependant le système cérébro-spinal est très évolué, mais n’est pas encore le principal médium de la conscience excepté dans ses centres sensoriels— ne peuvent faire une distinction entre les visions, les sons, etc., physiques et ceux provenant du plan astral. Ainsi un cheval sautera par-dessus un corps astral, comme si c’était un corps physique ; un chat se frottera contre les jambes d’un fantôme astral ; un chien aboiera après lui. Chez le chien et le cheval, il y a une certaine inquiétude qui montre la sensation de quelque chose d’anormal, et la peur que ces apparitions

provoquent chez le chien, la timidité qu'elles éveillent chez le cheval en sont des preuves. La nervosité du cheval — malgré laquelle il peut être entraîné à faire face aux dangers du champ de bataille, ou bien, comme dans les contes arabes, être dressé à ramasser et emporter son cavalier blessé au milieu du danger — semble venir surtout de sa confusion et de son embarras en face des choses qui Tentourent, et de son incapacité à faire une distinction entre ce que plus tard il appellera, en connaissance de cause « les réalités objectives » contre lesquelles il vient se blesser, et ces «illusions» ces « fantômes » à travers lesquels il passe indemne ; les différences qu'elles présentent dans leurs apparences l’alarment. Si le cheval est d'intelligence exceptionnelle, sa nervosité est souvent plus grande encore, car il commence à avoir une vague sensation de ces différences, et comme il ne peut pas encore les comprendre, elles le troublent encore plus.

Le sauvage, qui vit déjà plus dans le système cérébro-spinal, fait une distinction entre les phénomènes physiques et les phénomènes astrals, bien que ces derniers soient pour lui aussi «réels» que les premiers; il les attribue à un monde différent, auquel il relègue toutes les

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choses qui ne se comportent pas de la façon qu’il considère, lui, comme normale. Il ne comprend pas que, pour ce qui est de ces choses, il est conscient dans le système cérébro-spinal; il en est conscient — et rien de plus. Les Lémuriens et les premiers Atlantes étaient presque plus conscients astralement que physiquement. Des impacts astrals bouleversant l’enveloppe astrale tout entière leur parvenaient par les centres sensoriels du corps physique, et ils en étaient vivement conscients. Leur existence était dominée par les sensations et les passions, beaucoup plus que par l’intellect et l’appareil spécial à Tenveloppe astrale ; le système sympathique était alors le mécanisme principal de la conscience. A mesure que le système cérébrospinal s’élaborait, et assumait de plus en plus sa fonction d’instrument principal de la conscience sur le plan physique, l’attention de la conscience se concentrait de plus en plus sur le monde physique extérieur, et son aspect Activité prenait, sous forme d’intelligence concrète, une prédominance de plus en plus grande. Le système sympathique devint son simple subordonné; la conscience prit de moins en moins intérêt à ses indications, submergées par le torrent des impacts physiques plus grossiers et

plus lourds, venant du monde extérieur. Il en résulta une diminution de la conscience astrale, et une augmentation de l’intelligence, bien qu’il y ait encore, chez la plupart des hommes, une vague conscience d’impressions, la plupart du temps incompréhensibles.

Au degré actuel de l’évolution, on trouve encore cette clairvoyance inférieure chez les êtres humains, mais chez des personnes dont l’intellect est très limité; ces individus ont à peine une idée de la rationnelle de cette clairvoyance, et n’ont que peu de contrôle sur elle. Essayer de développer cette clairvoyance peut provoquer des troubles nerveux d'un genre particulièrement grave, et c'est aller à l’encontre des lois de la nature qui marche toujours en avant vers un but plus élevé et ne revient jamais sur ses pas. Comme ces lois ne peuvent pas être changées, celui qui essaie d’agir contre elles ne fait que s’attirer des désordres et des maladies. Il ne nous est pas possible de revenir au degré d’évolution où le système sympathique avait la prépondérance, si ce n’est au prix de notre santé et de notre évolution intellectuelle supérieure. En cela réside tout le danger que l’on court à suivre à la lettre ces recommandations que l’on publie maintenant un peu partout, de

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méditer sur le plexus solaire ou d’autres centres sympathiques. Ces pratiques^ dont quelquesunes sont parvenues jusque chez nous, ont été systématiquement groupées dans l’Inde en ce qu’on appelle la Hâtha Yoga. Grâce à cette science, l’homme peut regagner le contrôle sur des fonctions involontaires, de sorte qu’il peut par exemple renverser l’action péristaltique, arrêter les battements du cœur, vomir à volonté, etc. Ce n’est qu’après beaucoup de temps et beaucoup de mal que l’homme arrive à accomplir ces exploits, et, en fin de compte, il ne fait que ramener sous le contrôle de la volonté des organes qu’elle avait depuis longtemps abandonnés au système sympathique. Comme cet abandon s’était fait par le détachement graduel de l’attention de la conscience sur ces organes, ce n’est que par la concentration de l’attention sur ceux-ci que leurs activités antérieures peuvent être rétablies. Comme ces tours de force influent sur l’imagination des ignorants, qui les considèrent comme l’indice d’une grande spiritualité, ils sont souvent mis à profit par des individus qui désirent le pouvoir avant tout et ne peuvent y atteindre par des moyens plus légitimes. De plus, ces pouvoirs constituent les degrés les plus inférieurs de la Hâtha Yoga ; ils sont plus faciles

à développer et causent moins de souffrances que ces exercices qui consistent à tenir un bras en Tair jusqu’à ce qu’il s’atrophie, ou à rester couché sur un lit de pointes de fer.

Lorsque l’activité du système cérébro-spinal est temporairement suspendue, les impulsions venant de l’enveloppe astrale par Tintermédiaire du système sympathique, se répercutent dans la conscience. De là vient cette « lucidité » qu’on observe dans l’état de transe — provoqué par le sujet lui-même ou par l’opérateur — et la faculté de lire dans hastral à l’aide d’un cristal ou autre objet de ce genre. La suspension partielle ou complète de l’activité de la conscience dans les véhicules supérieurs l’oblige à concentrer son attention sur ces véhicules inférieurs. Il faut remarquer ici, pour éviter tout malentendu, que la clairvoyance supérieure suit, et ne précède pas le développement de l’intellect, et qu’elle ne peut apparaître avant que l’organisation du CORPS astral, à distinguer de I’enveloppe astrale, n’ait atteint un degré assez élevé d’évolution. Quand le développement de la clairvoyance a lieu sous l’action de l’intellect et par le perfectionnement de l’appareil intellectuel physique, les véritables sens astraux, dont nous avons parlé, et qu’on nomme les chakrams ou roues

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d’après leur aspect tourbillonnant, se développent peu à peu. Ils évoluent sur le plan astral où ils deviennent les sens et les organes astrals, et sont construits et contrôlés par l’influence du plan mental, comme les centres du cerveau l’ont été par le plan astral. La conscience agit dès lors sur le plan mental et construit son appareil astral, de la même façon qu’elle façonnait son appareil physique lorsqu’elle était en pleine activité sur le plan astral. Mais elle travaille maintenant avec un pouvoir et une connaissance bien supérieurs, car elle a développé un grand nombre de ses facultés. Elle crée ensuite dans le corps physique, par l’intermédiaire des systèmes sympathiques et cérébro-spinal, des centres qui, sur le plan, physique serviront à transmettre à la conscience cérébrale les vibrations des plans supérieurs. À mesure que ces centres entrent en activité, la connaissance est « transmise » c’est-à-dire mise à la disposition de la conscience agissant dans le sytème nerveux physique. Ceci constitue, comme nous l’avons dit, la clairvoyance supérieure, l’emploi intelligent et conscient, dans le corps astral, des pouvoirs de la conscience.

Dans cette marche ascendante les pouvoirs de la conscience entrent donc en activité sur le

plan physique d’abord, puis sur les plans astral et mental ensuite. Il faut que les enveloppes astrales et mentales aient atteint un haut degré d’évolution avant de devenir ces corps subtils, capables d’agir d’une façon indépendante sur les plans supérieurs et de construire, par leurs propres moyens, le mécanisme grâce auquel ils pourront manifester ces pouvoirs sur le plan physique. Et même alors, lorsque cet appareil est terminé, ayant été construit par des pensées élevées et des désirs purs, il faut qu’il soit vivifié sur le plan physique par le feu de Kundalini qu’éveille et dirige la conscience travaillant dans le cerveau physique.

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