Le Corps pituitaire et la Glande pinéale
Revenons au deuxième des organes dont nous avons parlé plus haut. On suppose que cet organe est le résultat de l’évolution de ce qui à l’origine était une bouche, communiquant directement avec le tube digestif des invertébrés. Cet organe cessa de fonctionner en tant que bouche chez les vertébrés et devint un organe rudimentaire, mais il conserva une fonction particulière intimement liée à la croissance du corps. Il est en pleine activité durant la période normale delà croissance physique, et plus son activité est grande, plus rapide aussi est la croissance du corps. On a remarqué que chez les géants cet organe est particulièrement actif. De plus, le corps pituitaire recommence parfois à fonctionner plus tard dans la vie, lorsque la charpente osseuse du corps est déjà complètement terminée, et il provoque alors des croissances monstrueuses aux endroits libres du corps, mains, pieds, nez, etc., et donne naissance à des déformations pénibles pour ceux qui en sont l’objet. Lorsque le système cérébro-spinal devint prédominant, ces deux organes perdirent leur fonction première ; mais il avaient un futur devant eux, aussi bien qu’un passé. Dans le passé ils furent intimement liés au système
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sympathique ; dans le futur ils le seront au système cérébro-spinal. A mesure que l’évolution progresse, et que les chakras du corps astral sont appelés à l’activité, le corps pituitaire devient Torgane physique de la clairvoyance astrale et plus tard de la clairvoyance mentale. Si l’on force par trop la vision astrale pendant la vie physique, il en résulte souvent une inflammation du corps pituitaire. C’est par son intermédiaire que les connaissances acquises par la vision astrale sont transmises au cerveau ; c’est lui aussi qui permet de vérifier les points de contact entre le système sympathique et le corps astral, de telle sorte que la continuité de consciencese trouveétablie entre le plan astral et le plan physique.
La glande pinéale se trouve à un moment donné reliée à l’un des chakras du corps astral, et par son intermédiaire, elle entre en rapport avec le corps mental ; elle sert alors d’organe physiquepourlatransmission delà pensée d’un cerveau à un autre. Dans les cas de télépathie, la pensée peut être projetée d’une intelligence à une autre en employant la matière mentale comme moyen de transmission ; ou bien elle peut être envoyée au cerveau physique, et être transmise par la glande pinéale, à travers l’éther physique, à la glande pinéale d’un autre cerveau, d’où elle
passera à la conscience de celui qui la reçoit.
Quoique le centre d'activité se trouve dans le principe dominant de l’homme, les liens d’union entre les chakras et le corps physique doivent être établis en partant du plan physique. Le but de ces liens n’est pas de faire du véhicule astral un appareil grâce auquel les énergies émanant de l’homme spirituel pourront être transmises d’une façon plus complète au corps physique, mais bien de permettre au véhicule astral d’entrer en relations plus intimes, plus complètes avec le corps physique. Il peut y avoir plusieurs centres d’activité pour la construction des véhicules transmetteurs, mais il est indispensable de partir du plan physique pour faire parvenir à la conscience le résultat des activités des corps fonctionnant sur d’autres plans. De là l’importance capitale de la pureté physique dans la nourriture entre autres choses.
On demande souvent : « Comment les connaissances acquises sur d’autres plans parviennentelles au cerveau, et comment se fait-il qu’elles ne laissent aucun souvenir des circonstances dans lesquelles elles ont été acquises ? Toute personne pratiquant régulièrement laméditation sait qu’un grand nombre de connaissances qu’elle n’a pas acquises par l’étude sur le plan physique, se font
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jour dans le cerveau. D'où viennent-elles ? Elles viennent du plan astral ou du plan mental, plans sur lesquels elles ont été acquises, et de là parviennent au cerveaudela façonordinaire, comme nous Tavons décrit précédemment; la conscience les a assimilées directement sur le plan mental, ou les a reçues du plan astral, et elle émet comme à l’ordinaire des vagues de pensée. Ces connaissances peuvent aussi avoir été communiquées sur un plan supérieur par une entité qui aura agi directement sur le corps mental. Mais l’individu peut n’avoir aucun souvenir des circonstances qui ont présidé à cette transmission pour une ou pour deux raisons, ou pour toutes les deux à la fois. La plupart des individus ne sont pas ce qu’on appelle techniquement « éveillés » sur le plan astral ou le plan mental, c’est-à-dire que leurs facultés sont dirigées vers l’intérieur: ils sont absorbés par le travail mental et les émotions, et ne prennent aucun intérêt aux phénomènes extérieurs sur ces plans. Ils peuvent être très réceptifs; il peut se faire que leurs corps astral et mental entrent très facilement en vibration, et ce sont ces vibrations qui apportent cesconnaissances ; mais leur attention ne se porte pas sur la personne qui envoie la communication. Avec le progrès de l’évolution
ces personnes deviennent de plus en plus réceptives sur les plans astral et mental : mais malgré cela elles restent inconscientes de leur entourage.
La raison de ce manque de mémoire est Tabsence de liens d’union avec le système sympathique, liens dont nous avons parlé plus haut. Il peut se faire qu'une personne soit pleinement « éveillée » sur le plan astral, qu’elle y fonctionne activement, en pleine conscience de son entourage, mais si les liens entre le corps astral et le corps physique manquent, ou bien s’ils n'ont pas été appelés à l'activité, il y aura une solution de continuité dans la conscience. Si vive que soit cette conscience sur le plan astral, il lui est impossible de transmettre au cerveau, avec le souvenir, les expériences astrales, avant que ces liens ne fonctionnent parfaitement. De plus il faut aussi que le corps pituitaire — qui rassemble les vibrations astrales comme la lentille concentre en un foyer les rayons du soleil — soit en pleine activité. Un certain nombre de vibrations astrales sont rassemblées et projetées sur un point particulier: des vibrations prennent ainsi naissance dans la matière physique et leur propagation devient ensuite aisée. Tout ceci est nécessaire pour que la mémoire soit possible.
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I 4. — Les Voies de la Conscience.
Une question se pose ici : La conscience suitelle toujours le même chemin pour arriver à son véhicule physique ? Nous savons que parfois le passage direct d’un plan à un autre peut se faire par l’intermédiaire des sous-plans atomiques et quelquefois en passant par tous les sous-plans jusqu’au septième, avant d’arriver au sous-plan atomique du plan suivant. Laquelle de ces deux routes la conscience suit-elle ? Dans son activité normale, pendant l’élaboration habituelle des pensées, la vague descend sans interruption à travers tous les sous-plans successifs ; partant des sous-plans mentais, elle passe à travers les sept sous-plans astrals, puis les sept sous-plans éthériques physiques et arrive ainsi à la matière nerveuse. Là elle donne naissance à des courants électriques dans la matière éthérique et ces courants influencent le protoplasme des cellules de la matière grise du cerveau. Mais lorsqu’il §e produit des manifestations anormales comme dans les lueurs soudaines de génie ou les illumi' nations brusques de l’intelligence — ces lueurs soudaines qui viennent par exemple illuminer l’intelligence de l’homme de science lorsque d’un amas de faits disparates il voit tout à coup sur-
gir la grande loi de l’unité qui en forme la base — la conscience se déverse à travers les sous-plans atomiques seulement et arrive ainsi au cerveau. C’est l’illumination qui s’affirme elle-même par sa seule présence, comme la lumière du soleil, et dont aucun raisonnement ne saurait augmenter l’irrésistible pouvoir. Le raisonnement atteint donc le cerveau en passant par tous les sousplans successifs, tandis que la vague d’illumination ne passe que par les sous-plans atomiques seulement.