‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 106 sur 185 · Millier, Denkm., II, 927 et · texte numérisé non relu

Millier, Denkm., II, 927 et

6. Gerhard, Abh. Berl. Akad. 1847, Agatli. Dém. et Bono dea, note 4G.

7. T. Q. Visconti, Monum. Borghes., pi. m, p. 51: Némésis portant la corne d'abondance, et la partie antérieure du liras gauche relevée vers le haut de la poitrine.

nité bienveillante ' : et sur ce point les doctrines orphiques, semble-t-il, ne se propagèrent pas très vite; caL', du temps d'Euripide, c'est encore comme déesse vengeresse qu'elle est invoquée. 2 Une monnaie de Téos cependant, où l'on voit >*émésis avec L'attribut ordinaire de la Fortune, la corne d'abondance, montre que les deux divinités furent identifiées avant la période romaine. 3 C'est d'ailleurs à ce moment que l'assimilation fut tout à fait complète. A cette époque, le caractère de Tyché se composait d'un certain nombre de traits que nous fait connaître un curieux passage de Dion Chrysostome 4: « Tyché a été appelée par les hommes d'un « grand nombre de noms : son équité a reçu le nom de Némé- <c sis, son incertitude celui d'Espérance, son caractère inévita-. « ble celui de Moira ; sa justice celui de Thémis. »De ces différents traits, il ressort que ce qui dominait surtout en elle à ce moment, c'était l'idée de justice que représentait alors précisément >émésis. On trouve aussi dans Ilésychius A-;xOr( TJ/y; définie par les mots Némésis et Thémis. 5 La prédominance de cette idée de justice et de loi dans sa conception la préparait admirablement à jouer le rôle de divinité universelle que lui attribua le monde romain. On voit cependant, d'après ce nom d'Espérance qui lui est donné, que même alors elle n'avait pas absolument perdu le caractère de déesse des illusions trompeuses, qui déjà pour les Grecs du iv° s. faisait le fond de sa nature c.

Parmi les autres divinités grecques de significations diverses, on trouve encore Tyché à côté d'Eiréné, qui assure la prospérité des Etats 7; dTIestia. qui veille sur le foyer de la

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