Pausan., II. -2. S
2. Pausan., II, 11, s'. Ce n'est qu'une conjecture, mais qui tro tification dans le passage île Pausanias cité dans le texte. Voir le 'i Gerhard lAbhand. Berl. Ak. 1^47, Agath. Dem. et Bouc Dca, note 4(3) lit A< v/tï; yj.<. bi-Mj Tôjpi] au lieu de la leçon ordinaire Mv-r:, $=&? /-j.\ Tû^yj.
■ î. Gerh., Abh. Berl. Ak. 1847. Ag ■'■ . Dem. et B. Dea, note 44. 4. Pausan., VII, 26, S.
». 10,., I, 19 : rr,v -,..,,•; j Los? 7 itt; -j rây r.xÀovuévuv M< - -
après J.-C.) semble avoir eu la même idée, quand il remplace Aphrodite par Némésis à côté d'Eros l. C'est là sans doute encore une trace des idées orphiques à propos de Tyclié et d'Aphrodite; car Philostrate s'inspirait surtout des doctrines pythagoriciennes, et celles-ci, on le sait, ne sont pas sans rapport avec l'orphisme.
L'association fréquente de ïyché avec Hécate, la déesse
magique, dont le globe d'or passait pour exercer une si
grande influence sur le bonheur des humains, dérive de la
même source. Elles sont toutes les deux des déesses de la
destinée. Mais c'est surtout avec Némésis que Tyclié fut
identifiée. Leur origine estla même. Némésis, comme Tyclié,
passait pour fille de l'Océan dans l'opinion des gens qui
prétendaient s'entendre à ces questions 2, et dans celle des
Athéniens en général 3; toutes les deux étaient associées à
Eros4; toutes les deux portaient le~:Xo;5; l'une des deux
Némésis de Smyrne avait aussi la couronne tourelée. Sur
les monnaies asiatiques, les deux déesses sont représentées
ensemble ° ; leurs attributs mêmes par la suite se mêlèrent 7.
Mais pour se confondre avec Tyclié, Némésis dut attendre
d'avoir perdu le sens qui d'abord s'était attaché à elle, celui
de divinité jalouse et principalement funeste, chargée de
châtier les téméraires qui violent les lois de Tordre moral
ou tentent de se soustraire à celles du monde physique.
C'est plutôt comme divinité bienveillante et juste qu'elle lui
fut assimilée. Or, cette idée nouvelle de Némésis apparut
assez tard en Grèce. Ce furent surtout les orphiques qui
contribuèrent à la transformer de divinité redoutable en clivi-
1. "'Epws /.-A Nî//î7t.-, ôl-u. $ïoi mi sTf>soèfj.evoi (Philostr., Ep. 19).