‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 108 sur 185 · CONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

CONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE

A Polybe s'est arrêtée naturellement cette étude de la Tyché grecque. A partir du jour, en effet, où la Grèce fut réduite en Province romaine, son génie créateur finit de s'éteindre dans la servitude; Home conquit ses arts et sa littérature aussi bien que son territoire, et le véritable et pur esprit grec, altéré déjà par ses relations avec l'Orient, cessa d'être lui-même, une fois en contact avec les mœurs et les idées de la nation énergique qu'il parvenait encore à séduire grâce à son merveilleux; passé. Tycbé, comme le peuple qu'elle avait si souvent bercé d'illusions vaines, suivit aussi le vainqueur et passa dans son camp, soumise désormais dans ses développements à des influences étrangères dont on aperçoit la trace dans Polybe. Cette Providence universelle que l'historien semble parfois reconnaître est bien près en effet de n'être autre chose que la destinée même de Rome soumettant à ses lois le monde entier. « Qu'il est beau « de voir les Romains concevoir le dessein de venir à leurs « frais, à travers mille périls, dans la Grèce pour la tirer de « sa servitude ! Qu'il est grand d'y conduire des forces capa- « blés d'exécuter une telle entreprise! Mais ce qu'il y a de « plus prodigieux, c'est que la Fortune n'y apporta pas le « moindre obstacle, et fit concourir absolument tout à ce seul « but, jusqu'au moment où, à la seule voix d'un héraut, tous « les Grecs, ceux d'Asie comme ceux d'Europe, se virent « libres, sans garnisons, sans tributs, et sous leurs propres « lois. » l Devenue romaine, Tyché se confond pendant l<m

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