‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 114 sur 185 · Beulé, Monnaies d'Athènes, p · texte numérisé non relu

Beulé, Monnaies d'Athènes, p

r.llAPl'IT.F. PREMIER

celles d'Hestia el d'Eirèné, et formait avec elles une sorte de trinité, gage de bonheur et de stabilité pour l'Etat '. Pausanias ne mentionne pas de temple de ïyché à Athènes; mais l'existence, dans celle ville, d'un sanctuaire particulièrement consacré à cette déesse est à peu près certaine 2 et elle est affirmée par les inscriptions. Dans la loi de Lycurgue sur les sacrifices, il est question d'un Upov d'Agathe Tyché 3, et deux fragments des comptes mentionnant le revenu de la vente des peaux des victimes nous apprennent l'existence de hiéropes d'Agathe Tyché4, ce qui tendrait à prouver, non seulement qu'elle avait un temple à Athènes, mais que ce temple devait être encore d'une certaine importance. 11 n'y avait en effet de hiéropes que pour les sanctuaires assez considérables.

C'est surtout dans le Péloponèse, et principalement dans les villes doriennes, que nous trouvons des sanctuaires de la Fortune. Il y en avait un à Mégare, et Praxitèle avait fait pour cette ville une statue de la déesse 5. A Hermione, le temple de Tyché passait pour être le plus récent parmi ceux de la ville; la statue qu'il renfermait était en marbre de Paros ; il y avait dans le temple, ou dans son voisinage immédiat6, deux aqueducs dont l'un, très ancien, était alimenté par une source invisible et inépuisable. Faut-il établir une relation entre le culte de Tyché et la présence de cette source? Il se peut que le caractère le plus ancien de la déesse, qui était primitivement une Nymphe, comme nous l'avons vu plus haut, se tut maintenu là. Ce n'est pas le seul endroit où nous trouvions le culte de Tyché établi auprès des eaux courantes. On rencontre la même particularité à Mégalopolis1. A Olympie, Tyché avait son autel auprès de celui de Pan et

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