C. I. A. n°162, fragm. C
4. C. I. A. 11,2° partie, a" 741. Cf. Dittenberger, Syîîoge, 371, T>. Pausanias, I, 43, i».
(!. Id., II, 35, 3. Le texte grec n'est pas très précis, 7. Id., VIII, 30, 7.
CULTK DE TYCHÉ J 07
dans le voisinage de celui des Nymphes Acmënes '. Il semble, d'après cela, que le caractère champêtre qu'elle avait à l'origine ne se soit pas complètement effacé dans les âges postérieurs, du moins dans certaines contrées, quoique on l'y distinguât des autres Nymphes comme une divinité plus puissante.
Dans d'autres sanctuaires, au contraire, on semble avoir oublié d'assez bonne heure ce caractère et l'avoir remplacé par d'autres qui devaient se développer avec le temps. Ainsi, à Argos, c'était peut-être surtout comme déesse du hasard qu'on adorait Tyché. Son temple y était très ancien (iv. ~x- ~hv.z-i-.~yj va:;); l'on y conservait les dés que Palamède avait inventés et qu'il avait offerts ensuite à la déesse 2. Il se peut, étant donnée l'ancienneté du temple, que la statue qu'il contenait fût un xoanon. quoique Pausanias n'en dise rien. On peut admettre la même hypothèse pour celle qui se trouvait dans le sanctuaire de Phares, en Messénie 3. Des xoana de Tyché existaient assurément à Sicyone * et à Elis 5. Ce dernier parait avoir été un xoanon restauré. Dans les sanctuaires d'Elis et de Sicyone, le caractère champêtre de Tyché avait aussi disparu, et elle y était honorée surtout à titre de déesse protectrice de la cité, comme on le voit d'après l'épithète de à/.zT.x qu'elle avait à Sicyone, et d'après les hommages que les habitants d'Elis rendaient à Sosipolis, dont une représentation peinte se trouvait dans le temple même de Tyché. à gauche de la Fortune, dans une petite cella. Il est vrai que ce dieu était figuré portant la corne d'abondance.
Nous trouvons la Fortune elle-même avec la corne d'Amalthée dans un petit temple à'Egire 6. Mais ici elle a auprès d'elle Eros ailé. On peut voir là un rapprochement entre T\-