Bullet. de Corresp. hellén., 1880, p
Un des temples les plus célèbres «le la Fortune en Asie était celui de Smyrne. Le statuaire Boupalos avait fait pour lui une statue de ïyché, à laquelle il donna pour la première fois le polos et la corne d'Amaltkée l. Dans la nouvelle Smyrne, rebâtie par Antigone et Lysimaque, <>n trouve, au 111e siècle, une tour d'Agathe Tyché 2 qui tirait sans doute son nom du voisinage du temple. Il semble que ce temple ait dû être détruit plus tard, car nous voyons un certain Smaragdos, prytane de Smyrne, au temps d'Hadrien, promettre d'élever un temple à Tyché « dans le bois de palmiers 3 ». L'ancien avait donc peut-être disparu à cette époque.
A Erythres, une inscription mentionne la vente d'une charge de prêtre d'Agathe Tyché 4, vers le commencement du 111e siècle. La charge fut vendue 101 drachmes, ce qui est une somme peu élevée, en comparaison des autres qui sont énumérées dans l'inscription, de celle par exemple qui représenté le prix de la charge du prêtre d'Héraklès, qui montait à 1920 drachmes.
Nous trouvons encore, en Asie-Mineure, des temples de Tyché en Carie, à Trapezopolis 5 et à Mylasa 6. Mais il devait y en avoir dans beaucoup d'autres villes encore : car, en beaucoup d'endroits, les inscriptions signalent sinon des temples, du moins des offrandes faites à Agathe Tyché. Son culte en réalité fut répandu sur toute la cùte, surtout à partir de la fin du ive siècle, où cette divinité prit un caractère plus général que celui qu'elle avait eu au début, et fut honorée comme déesse des villes. A partir d'Auguste, nous trouvons sur les monnaies frappées en Orient, soit en Asie-Mineure, soit en Phénicie, soit sur les côtes