‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 119 sur 185 · CI. G. 2693. e · texte numérisé non relu

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CDLTE DE TYCHÉ 171

d'Afrique, des représentations innombrables de Tyehé. En Syrie, e'est Antioche qui semble avoir fourni à toute la contrée le type le plus répandu pour les représentations de cette divinité. La statue de la Fortune d'Antioche était l'œuvre d'Eutychidès de Sicyone, élève de Lisyppe '. La déesse portait sur la tète une couronne de tours, d'où pendait un voile encadrant son visage; un ample manteau enveloppait la partie supérieure de son corps ; elle était assise sur un rocher où elle appuyait la main gauche; sa main droite tenait une poignée d'épis, et à ses pieds on voyait sortir de terre une figure jeune et imberbe , qui n'était autre que l'Oronte. Le dieu était représenté à mi-corps ~. On trouve ce type reproduit avec des modifications de détail sur un grand nombre de médailles d'Antioche, surtout à partir de l'époque romaine 3. Plusieurs autres villes, situées sur des fleuves, empruntèrent à Antioche ce type de Tyché 4. Nous trouvons encore, en Syrie, des temples de Tyché dans les environs de Damas 5, à l'endroit qu'on appelait autrefois JErse. Nous reviendrons d'ailleurs sur ce sujet dans un chapitre spécialement consacré au culte des Tû/at tSliu-k

Dans la grande Grèce enfin, le culte de la Fortune n'était pas moins répandu. Tout un quartier de Syracuse tirait son nom de la déesse, qui avait là un culte très ancien 6. Le temple datait peut-être de l'époque où Gélon agrandit la ville. On trouve également des représentations de la Fortune sur

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