‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 121 sur 185 · Cic. de SianisLlll · texte numérisé non relu

Cic. de SianisLlll

• 1rs monnaies de Leontium l, de Panorme 2 ', de Thermse près (1 Himère :;. Tyché, dans ces différentes villes. était associée aux divinités locales dont les images sont figurées suc la l'ace des monnaies dont nous parlons, et l'image de la Fortuné n'est que suc les revers. .Mais il parait très vraisemblable que, là aussi, la Fortune a eu ses temples, comme en beaucoup d'endroits du sud de l'Italie, quoique les textes ou les monuments n'en lassent pas mention.

Culte public de Tyché. — On n'a sur le culte public de Tyché que des renseignements tout à fait épars. et l'on ne pourrait sans témérité considérer comme des pratiques d'un usage général les particularités dont les inscriptions ou les textes nous apprennent l'existence dans les différentes contrées de la Grèce. Il est fort peu probable, d'ailleurs, que ce culte eût des traits généraux se retrouvant également partout. Les hommages qu'on rendait à Tyché durent variera l'infini, suivant les époques et suivant les contrées, comme varia aussi l'idée qu'on se faisait de la Fortune. Tant que Tyché ne fut considérée que comme une Océanide par exemple, il est bien certain qu'elle ne jouit pas d'honneurs aussi grands que ceux qu'on lui décerna plus tard, lorsqu'elle fut devenue une sorte de déesse universelle. D'un autre côté, même alors quand son culte se fut étendu partout , il dut conserver, quelque chose des coutumes locales dans les endroits où il était ancien et où on avait commencé par l'adorer comme une divinité des campagnes. Par exemple à Thèbes et à Mélos, ou l'on ne cessa pas d'établir une relation entre Ploutos et Tyché, son culte dut présenter de grandes différences avec ceux d'Athènes ou de Sicyone. où Tyché ('lait surtout une protectrice de la cité et une espèce de divinité politique. L'importance de Tyché comme déesse des

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