Jd., ibid., nos
villes devait être aussi essentiellement variable, suivant l'importance même de la cité qu'elle était appelée à protéger. Il est donc tout à fait impossible de généraliser les renseignements que nous donnent sur son culte les textes ou les monuments. Nous ne pouvons que les signaler.
Pour ce qui concerne les prêtres d'Agathe Tyché, les monuments nous fournissent quelques indications. Lue inscription trouvée à Erythres en Asie-Mineure, et remontant à l'année 37<S av. J.-C, signale la vente d'une charge de prêtre d'Agathe Tyché l. La charge se vendit 101 drachmes. L'Etat toucha sur cette somme un droit de cinq drachmes. L'expression i-i-w/.r/jr^xv qui se trouve clans l'inscription, montre que la charge s'était vendue du vivant même du prêtre de Tyché. et les cinq drachmes touchées par la ville étaient un droit de mutation (èTrwviov). A Erythres. cette charge n'était donc pas conférée à vie. — Dans certains cas, par exemple lorsqu'un riche particulier fondait un temple en l'honneur de Tyché. il pouvait en réserver le sacerdoce à un membre de sa famille, qui le gardait alors jusqu'à sa mort et pouvait sans doute le transmettre à ses descendants comme sa propriété. Une inscription trouvée dans un bourg de la Syrie (aujourd'hui Es-Sanamein, autrefois Ar.e) nous en offre un exemple : un certain Philoneos institue, en faveur de sa petite-fille, un sacerdoce de Tyché -. Nous apprenons par là du même coup qu'il y avait non seulement des prêtres mais aussi des prêtresses de Tyché. Lue autre inscription trouvée en Carie, sur les frontières de la Phrygie, à Trapezzopoli , parle aussi d'une grande prêtresse de Tyché àpx'.épsiav Vers le milieu du 111e siècle, c'est aussi une prêtresse, à laquelle on donnait le nom d'athlophore. qui est chargée du cuite de la reine Bérénice, adorée sous le nom d'Affathé Ty-
1. Ditteuberger, Sylloge, 370, b, ligue 85, Cf. 0. Ravet, Ret Arch. XXXIV, 1877, p. in? sqq.