‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 131 sur 185 · C. I. G. 517-2. Kaibel, Ejpigr. grœc · texte numérisé non relu

C. I. G. 517-2. Kaibel, Ejpigr. grœc

Les Tychés des villes et ledb culte.

Les Tychés des villes. Leur origine. — Les Tychés'des villes en Orient. Les Tychés d'Antioche, de Constantinople et d'Alexandrie. — Les Tychés des villes deviennent de simples emblèmes. — Les Tychés des souverains. La reine Bérénice en Agathe Tyché.

A côté du culte général de la Fortune propice, celui des Tychés des villes a une importance considérable et mérite de faire l'objet d'une étude spéciale.

A partir d'Alexandre, l'art grec s'applique souvent à personnifier, sous les traits de Tyché, la divinité protectrice d'une cité. Les monnaies d'Asie-Mineure nous offrent, en nombre infini, des exemples de ces Tychés des villes (Tu/a-. zôXetùv), comme on les appelait. Sur les revers de médailles dont le droit est décoré tantôt d'une tète de femme tourelée et voilée, tantôt d'une Fortune assise ou debout, on lit souvent la légende Tô/y] tîoXswç (Attaea en Phrygie) *, TO/r, jjt/rçtpoTwXeux; (Tarse) 2; des monnaies de Smyrne portent la légende S^upvaiwv TOy/r,3; Ephèse, .Magnésie joignaient de même le nom des habitants de la cité à celui de Tyché 4, et une monnaie de Nicée en Bythinie a sur le revers : \V;yJ)it Tj/y; N'./.atétov 5. Ces Tychés des villes devinrent dans la suite de simples emblèmes, des armoiries comme celles de nos villes modernes, mais, à n'en pas douter, les Grecs qui les invoquaient, en firent bien d'abord de vraies divinités.

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