‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 156 sur 185 · Voir l'article de Beule et la m du vase dans le ■> x · texte numérisé non relu

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vants, 1862. Ce vase a ''t-; de nouveau reproduit dans l'ouvrage 'if MM. 0. I et Collignon. Céramique grecque, p. 373. 11 est aujourd'hui en poss M" Beulé.

adorée comme une déesse véritable par les habitants de la Cyrénaïque el de l'Egypte. Son culte était associé à celui de son mari; on les invoquait sous le nom de dieux Evergètes ou bienfaisants; elle avait ses autels, ses sacrifices, sa prêtresse, qui portait le titre d'athlophore. On n'attendit pas sa mort pour la placer dans le ciel : sa chevelure, qu'elle avait coupée et offerte dans le temple de la reine Arsinoé afin d'obtenir un heureux succès pour son époux dans l'expédition que ce prince dirigea contre la Syrie, ayant disparu, l'astronome Conon déclara qu'il l'avait vue parmi les astres et appela chevelure de Béréniee une constellation nouvelle qu'il venait de découvrir. En qualité de déesse, elle eut aussi son effigie gravée sur les monnaies d'Alexandrie 1. La médaille d'or qui nous a conservé son portrait la représente avec le voile qu'on donne souvent à Tyché ; le revers porte une élégante corne d'abondance remplie de fruits et d'épis, et symbole habituel de la déesse '-'.

Les Romains adoptèrent aussi l'usage de cesTychés. Quand le personnage qu'ils veulent honorer est un homme, ne pouvant le représenter sous les traits de la déesse du bonheur. ils lui en donnent au moins les attributs. Ainsi, le génie d'Auguste était représenté avec une corne d'abondance sur le hras gauche et une patère dans la main droite 3. Quand il s'agit des femmes de la maison impériale, les Fortunes gra- \ t'-es sur leurs monnaies sont plutôt de simples emblèmes, el ne fîgurenl que sur les revers; c'est la lace qui porte le portrait. On trouve de ces images symboliques sur des monnaies d'Agrippine, à Carthage par exemple 4; de Piautilla,

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