Athénée, VI, p. To'.',, d
dernières à la suivre. Leurs maris ou leurs frères étaient des Hercules, des Jupiters ou des Bacchus : elles furent des Aphrodites, des Astartés, des Isis, des Tychés. La reine la plus connue qui ait choisi cette dernière identification est Bérénice Evergétis, femme du roi d'Egypte Plolémée III Evergète. C'est celle dont Catulle, après Callimaque, a célébré !;i grâce et l'énergie. Fille de Magas roi de Cyrène, et destinée par lui au tils du roi d'Egypte, elle fut. après la mort de son père, fiancée pour des raisons politiques, par sa mère A pâma, à Démétrius le Beau, frère du roi de Macédoine. Mais Apama elle-même s'éprit de Démétrius, et Bérénice, enfant encore, montra dans la poursuite de sa vengeance une résolution et une énergie au-dessus de son âge : elle suscita des meurtriers à Démétrius. les guida jusque dans la chambre de sa mère, et le lit tuer sous ses yeux, tandis qu 'Apama le protégeait de son corps. La tin de son existence fut aussi tragique que ses débuts dans la vie. Mariée à Ptolémée III Evergète, elle fut. après la mort de son époux, abandonnée par son fils lMolémée Philopator à la haine du ministre Sosibios qui la fît périr. C'est sur un vase en forme d'oinochoé, trouvé à Bengazi en Cyrénaïque, qu'on voit cette reine identifiée avec Agathe Tyché, portant la corne d'abondance sur le bras gauche, la patère dans la main droite, et faisant des libations sur l'autel des dieux Evergètes. L'attribution n'est pas douteuse, car le nom de la reine se lit en toutes lettres sur le vase : Bepsvûajç yj.zùJ.zzrlz 'A-ya6r<ç Tûyjjjç : (image) de la reine Bérénice Bonne Fortune. M. Beulé a même pu affirmer qu'on avait là (bien détérioré il est vrai), le portrait exact de Bérénice, et que ce portrait avait dû être copié sur une statue faite à la même époque 2.'i8 ou 239 av. J.-C). l. Le costume de Tyché que prenait Bérénice, n'était pas seulement un symbole; la reine était