‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 158 sur 185 · Vaillant, I. p. UO (éd. Il · texte numérisé non relu

Vaillant, I. p. UO (éd. Il

femme de Caracalla, à Corinthe l, et une foule d'autres.

Ce sont là de pures figures idéales aussi bien que les Fortunes personnifiant le génie des colonies fondées en Orient par les Romains. Pendant longtemps cependant, la superstition continua à accorder aux images de quelques-uns de ceux dont on avait fait des dieux, une influence réelle sur la vie des mortels, et on en fit de véritables bons génies, des Fortunes bienfaisantes. Au me siècle après J.-C, c'était encore un usage très répandu à Home de taire graver la tête d'Alexandre-le- Grand sur des bagues, des colliers, des bijoux, et ceux qui portaient ces espèces d'amulettes avaient la ferme croyance que leurs entreprises seraient couronnées de succès -. La divinité d'Alexandre survécut de la sorte à celle même de Jupiter Ammon. sur lequel il avait compté pourtant pour s'assurer l'immortalité 3. C'est ainsi que l'hellénisme el l'époque impériale remplaçaient par des dieux de leur invention, les vieilles divinités. Le culte de ces dernières se maintenait il est vrai avec une persistance remarquable '. mais seulement dans ses formes extérieures ; il n'éveillait plus dans les âmes aucune idée religieuse; il ne servait que de prétexte â des fêtes et à des cérémonies dont le sens s'était perdu et qui le plus souvent devaient paraître étranges à ceux mêmes qui les célébraient.

Grâce aux Tyehés de toute sorte et aux Génies des rois, des empereurs et des légions, sans compter les Anubis à tète de chien, les Isis, les Sérapis, et tous les dieux de l'Orient. l'Olympe se repeupla : de nouveau la surface du momie grec se couvril de temples el de statues . On dirait que le paganisme affaibli cherché à s'infuseï* un sang nouveau el que le travail qui autrefois, aux époques les plus lointaines el les

J . Vaillant. II, p. 7ô.

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