‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 168 sur 185 · Anaxandride, fragvn. Didot, p · texte numérisé non relu

Anaxandride, fragvn. Didot, p

2. Voir dans Clarac, Musée de scUlpt., la série très nombreuse de ces Fortune-; romaines; et, dans le Dictionnaire de Baumeister, la ligure -2037 qui peut servir «le type pour toute cette classe de représentations.

:!. Millier- Wieseler Denkm., II. pi. LXXIV, n"s 949, 950, 951.

4. On peut en voir deux exemples dans Montfaucon, Ant. expl. T. I, 2e part, pi. 98, p. 312. Cf. Raoul-Rochette, Monurn. ined. d'Ant. figurée, p. '214, n° 1; Cf. une Némèsis-Fortune sur une monnaie de Cysique frappée sous Macrin. Le revers ligure Némésis-Fortune ailée, debout, avec la couronne tourelée, un gouvernail dans la main droite, une corne d'abondance dans la main gauche et ayant à ses pieds une roue. (Mionnet, Mysie, 222).

5. Mionnet, Bithynie, n° 481. Publiée par Visconti, Iconogr. grecq. I" vol.. pi. XIII, S.

appartient d'ailleurs au nc ou au m° siècle de l'ère vulgaire, Némésis-Tycké est représentée debout, à droite, la corne d'abondance reposant sur le bras gauche. Sa main droite s'appuie sur une roue supportée par un cippe qui est devant elle. Un tronc d'arbre qu'on voit à droite « pourrait désigner quelque « bosquet consacré à Némésis, dans les environs de Tios ». (Visconti). D'ailleurs, même identifiée à Némésis, Tyché n'a pas toujours la roue auprès d'elle : témoin la statue de Tyché- Némésis publiée également par Visconti l. La déesse, sous les traits d'une jeune femme élégante dont les cheveux sont relevés en crobylos. tient de la main gauche une corne d'abondance. Le bras droit est replié de façon que la main arrive à peu près à la naissance du cou. On a quelquefois interprété ce mouvement comme un geste de pudeur: mais

semble préférable d'y voir, légèrement modifié, le geste qu'on prête le plus ordinairement à Némésis et qui. mettant bien en évidence l'avant-bras de la déesse, rappelle la coudée, la mesure que l'homme doit garder en toute chose. Sur les monnaies romaines elle-mêmes, c'est à une époque peu ancienne que la roue est donnée à la Fortune: souvent alors elle est l'emblème d'une Fortune spéciale, la Fortuna redux 2.

La sphère ou le globe servent aussi comme emblèmes analogues à la roue et, comme la roue, paraissent également d'origine romaine^ bien que ce symbole existât aussi en Grèce. Il est vrai qu'on l'attribuait à d'autres divinités. Ainsi, dans Apollonius de Rhodes. Zens enfant joue avec une sphère qu'a fabriquée Héphaistos : la sphère est composée de zones alternativement bleu d'azur et or, et quand le dieu la lance en l'air, elle est comme un astre qui laisse après lui un sillon de feu3. Cette sphère de Zens est é\idemment un symbole cosmique. On peut aussi la prendre

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