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5. Burckardt, Le Cicérone, guide dr l'art en Italie, trad. Girard, p. 88.
C. Voir dans ftlttller-Wieseler, Denhm., pi, XLIX, n° 220, le dessin de la statue d'Eutychidès el d'un assez grand nombre de médailles qui en sont rapprochées.
était remplacé par Pégase '. A Adana, en Cilieie, les rocs du Silpius sont remplacés par de petites montagnes et la déesse est sous un temple distyle 2; à Tarse, c'est un temple tétrastyle qui l'abrite 3. A Emisa, à Smyrne, à Flaviopolis, Tyché est sur un siège au lieu d'être sur des rochers ou des montagnes 4 : à Iladrianopolis, elle tient une double corne d'abondance 5; à Abydos, elle tient un gouvernail de la main droite, et la figure fluviale a disparu 6. — Parfois l'addition d'un attribut fait du type d'Eutychidès une divinité autre que Tyché. Ainsi à Edesse les monnaies lui mettent dans la main droite un sistre au lieu d'une poignée d'épis, et elle devient alors une Isis dont le caractère est rendu plus évident encore par les étoiles qui sont semées dans le champ de la médaille 7. A Rhésaina, c'est un aigle, emblème delà domination romaine, qu'elle tient sur la main droite -. La ville de Césarée en Palestine n'emprunte au type d'Antioche que la figure fluviale, qu'elle met aux pieds d'Astarté ou Vénus, debout et tenant une tète sur la main droite. Mais cette figure fluviale a perdu sa signification primitive. Vaillant 9 observe en effet qu'il n'y avait pas de fleuve dans le voisinage de Césarée et donne de la figure fluviale une explication ingénieuse et intéressante : les Césaréens avaient, dit-il, reçu de Byblos le culte de Vénus (Astarté) et lui donnaient les mêmes attributs. La figure fluviale est donc le fleuve Adonis, qui est près de Byblos, et Ja tète qu'elle porte sur la main droite est la tète de papyrus dont parlé Lucien dans sa Déesse syrienne : tous les ans cette tête arrivait d'Egypte à Byblos en flottant sur la