Denys d'Halic, Antiq. Rom. I
d'Hésiode et de l'hymne à Déméter, ranger la Nymphe Tyché. C'est donc en Béotieei sous l'influence de la religiongrec-
que, de l'esprit grec modifiant les données orientales. <|ne se serait formée pour la première fois la conception de Tyché. Ajoutons que les attributions de déesse marine, qu'on lui a données quelquefois, se concilient également avec l'opinion, développée plus tard, cpii fit des Cabires des dieux de la mer et les confondit avecles Dioscures. A Sicyone, Tyché, comme déesse de la mer, avait son xoanon auprès des xoana des Dioscures, considérés également comme divinités protectrices des matelots l.
Les deux traits qui distinguent la Tyché primitive des Grecs se trouveraient ainsi expliqués, et il semble bien inutile de la faire dériver des grandes divinités mères de l'Asie dont elle ne serait qu'une forme plus ou moins atténuée. Plus tard, il est vrai, nous trouverons entre Tyché d'un côté, et Cybèle ou Aphrodite et Astarté de l'antre, des rapports qui tendront quelquefois à les faire confondre, surtout en Asie-Mineure, mais ce sera seulement lorsque l'idée originaire de Tyché se sera à peu près effacée et aura pris une extension assez grande pour lui permettre de résumer en elle un très grand nombre des traits des divinités les plus diverses du paganisme.