‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 6 sur 185 · Pausanias II, :2(J · texte numérisé non relu

Pausanias II, :2(J

TYCHfi OCÉAXIDE 5

« celui d'Athèna, dans lequel était la statue (de la déesse) l; « l'autre celui d'Apollon 2. Un temple du même dieu « est en outre mentionné à Chrysa 3, et, dans une des parte lies les plus récentes de l'épopée, dans le catalogue « des navires, le temple de la déesse d'Athènes, l'Erech- « tlieion, est indiqué 4. » Ajoutons que les poèmes homériques sont postérieurs de deux ou trois siècles aux événements qu'ils racontent, et que le poète ne les connaît que par ouï-dire, comme des légendes lointaines5. Avant lui, les sanctuaires religieux étaient à peu près ce qu'ils étaient chez les Pelasges, d^s enceintes consacrées, le plus souvent situées dans des bois et renfermant tout simplement un autel auquel on suspendait les offrandes, ou tout au plus quelque grossière image asiatique, ou quelque xoanon 6. 11 est donc fort peu probable que Tyché, à peine connue des temps homériques, si l'on s'en rapporte aux textes, ait eu un sanctuaire particulier à cette époque. Une autre raison nous • nuage à partager les doutes de Pausanias : c'est que, en admettant même que Tyché fût connue du temps d'Homère, elle ne l'était pas encore comme déesse du hasard; le texte d'Hésiode en fait foi. Ce n'est qu'assez tard qu'elle prit ce caratère de divinité volage que sembleraient lui attribuer les dés consacrés par Palamède. Tyché, au début, est une déesse essentiellement bienfaisante; elle ne représente pas les caprices de la Fortune, et les instruments d'un jeu où le hasard seul règle le succès, étaient une offrande qui ne lui convenait pas. C'est sans doute lorsque Tyché fut devenue la personnification de la chance que les habitants d'Argos, connaissant imparfaitement les origines véritables de leur déesse et son caractère primitif, ima-

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