‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 7 sur 185 · Voir Helbig, op. land · texte numérisé non relu

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b CHAPITRE IT.OIIER

ginèrent, pour donner à leur sanctuaire une antiquité plus vénérable, cette table de Palamède et de ses dés. Le temple de Tyché à Argos n'était pas ancien parce que Palamède y avait consacré ses dés; mais on pensa que Palamède avait l'ait cette offrande, parce que le temple passait pour être très ancien, et que les Argiens tenaient à ce qu'on le crût.

Le temple d'Argos ne saurait donc prouver que le culte de Tyché ait existé déjà du temps d'Homère. Mais sans remonter aussi haut, il devait être cependant assez ancien, comme sembleraient l'indiquer les vieilles statues de bois que Pausanias avait vues dans quelques-uns des sanctuaires de la déesse en Grèce. A Phares, en Messénie, Tyché avait une statue très antique, à^aA^a àp/aïov ': à Sicyoue, sur l'Acropole, son ijoavov était à côté des xoana des Dioscures2; à Elis, elle avait aussi une statue de bois qui a tout l'air, d'après la description qu'en t'ait le voyageur grec3, d'avoir été un xoanon restauré, comme l'avaient été ceux de Charités en Elide par exemple. Ces vieilles images devaient avoir assurément les mêmes caractères que toutes celles du même genre, c'est-à-dire être extrêmement grossières et sans aucune valeur artistique; elles devaient par conséquent être antérieures, peut-être d'un assez grand nombre d'années, à la statue que Boupalôs lit pour ies habitants de Smyrne, caries attributs que portait cette dernière indiquent déjà un certain développement des arts plastiques. Enfin nous trouvons encore mentionnée par le même Pausanias, dans l'Heraeon d'Olympie, une Tyché ; il la cite parmi d'autres œuvres qui lui paraissent tout à t'ait anciennes : ipaivctat oè itvat \).y. v.y). -y.j-x ï: -y. ;;.iX'.-xx xpyyXx '. Quand on rap-

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