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Étude sur la désinfection chimique du crachat tuberculeux

Avant d'aborder le sujet de notre travail, qu'il nous soit permis de remercier tous ceux de nos maîtres qui ont guidé nos pas dans la carrière médicale. (

Nous adressons tout d'abord nos remerciments au Directeur de l’école de médecine d'Angers M. Legludic et à MM. Thibault, Monprofit, Mareau, Papin, Gaudin, Jagot, Boquel, Motais, R. Tesson, Roguet, Papin, Turlais, qui nous ont prodigué leur Savarit enseignement, pendant notre première année de médecine, et nous ont toujours, depuis ce temps, accueilli avec la plus grande bienveillance.

A l'école MM. les médecins-majors Job, Rieux, Raymond, nous ont aidé de leur expérience et de leurs conseils ; ils ont mis complaisamiment les laboratoires de l'école à notre disposition, où nous avons pû mener à bien, les travaux que comportait notre étude. Nous leur en sammes sincèrement reconnaissant. Nous n'oublierons pas. non plus M. Peyramaur qui, avec la plus grande obligeance, nous & prêté son concours dans nos recherches

expérimen tales.

LS

Nous remercions également MM. Lumière et M.

le Docteur Vigne qui ont bien voulu nous offrir gracieusement des échantillons d'hermophényl et nous donner toute une documentation au sujet de ce composé mercuriel. Nous avons toujours trouvé chez M. et Mme Berthet un accueil charmant ; qu'ils. veurllent bien croire à notre respectueux attachement

el à notre profonde l'ECONNAISSSANCE.

ENPR OO D UCROIN

En matière de prophylaxie tuberculeuse, on doit toujours envisager deux facteurs capitaux : la graine et le terrain ; nous nous occuperons exclusivement du premier de ces facteurs.

Les bacilles pénètrent-ils par la trachée ou l’œsophage ; les poussières résultant des crachats desséchés sont-elles moins dangereuses que les goutelettes émises par le tuberculeux, lorsqu'il parle, tousse ou éternue, autrement dit que les crachats frais ?

Ce sont là questions bien controversées ; les idées de Flügge et de ses collaborateurs Heymann, Nenninger et Steinitz semblent venir à l'encontre des thèses universellement admises après les expériences de Tappeiner, de Cornet, de Koch. D'autre part les travaux de l’école hygiénique de Läille, tendant à soutenir que la voie d'entrée de Pagent microbien est presque toujours le tube digestif, conduisent à une théorie que tous les auteurs n'admettent pas et que beaucoup trouvent trop exclusive. Enfin, 1l faut réserver une place à l’origine transcutanée ou transmuqueuse de la tuberculose pulmonaire chronique, ainsi qu'il ressort des travaux entrepris au laboratoire

d'hygiène de la Faculté de Lyon.

Quoiqu'il en soit, le bacille vient le plus souvent du crachat tuberculeux : «€ c’est par ses crachats semés à « tous les vents que le tuberculeux est l'agent incons- € cient mais fatal de tant de contagions anonymes. »

Il faut done détruire la graine et conclure avec M. le professeur Langlois, que : € sa guerre aux cra- « chats suspects reste un des procédés les plus actils « dans la lutte contre la tuberculose. » |

Au cours de ce travail nous étudierons :

1) Très brièvement le crachat tuberculeux, et les moyens dont nous disposons pour éviter sa dissémination ;

2) L'utilisation de substances chimiques destinées sinon à détruire, du moins à atténuer la virulence du bacille de Koch, et dans ce chapitre, les principales méthodes et les résultats obtenus par les auteurs qui se sont occupés de la question.

3) Nous exposerons enfin plusieurs séries de recherches personnelles faites avec divers antiseptiques, la plupart déjà utilisés. Nous ne comprenons pas dans cette étude la désinfection d'objets autres que les crachoirs.

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