CHAPITRE I
« Il faut faire la guerre aux crachats tuberculeux. »
La composition centisémale du crachat tuberculeux
serait la suivante, d’après le prolesseur Hugounenq :
RU AUS LUN LE PAR AU Rse PSS FAST É
LÉ LEA RSS deu 28 LME 1
MÉMORISER CI SD. 20 Autres albumines . . . . 0,29 — 0,39 CAT SO RE ER (SC ED 29 Substances extractives. . 1,60 — 2,01 CNE REC) 76-27 0:80
L'analyse chimique donne une quantité assez considérable de matières minérales ; d’après Daremberg les phosphates et les chlorures y sont en presque autant d'abondance que dans les urines. Les observations recueillies par M. Roger avec l’aide de M. Levy Valensi, au nombre de 251, permettent d'affirmer que les crachats tuberculeux renferment toujours de l’albumine. Il suflit pour s’en rendre compte de laver Îles crachats avec un peu d’eau, d'ajouter quelques gouttes d'acide acétique pour coaguler le mueus, puis filtrer. Le liquide qui passe est clair, on le chaufle, ou bien on verse quelques gouttes d’une solution concentrée
de ferro-cyanure de potassium; s'il y a de l’albumine on obtient un trouble ou un précipité. D'après ces auteurs quand l’albumino-réaction est négative on pourrait rejeter le diagnostic de tuberculose ; en effet, elle n'existe jamais dans la bronchite catarrhale simple, dont le diagnostic avec la tuberculose se pose souvent en clinique. M. Besançon reproche à l’albumino-réaction d’être trop sensible, et lui préfère la méthode microscopique utilisée par lui et son èlève M. de Jong ; outre l’exsudat séro-albumineux qui ne se trouve pas toujours dans le crachat de bronchite chronique, il existe le mucus et les aspects réticulés ayant la réaction du mucus. Le mucus est un constituant fondamental et banal du erachat ; mais la mucine présente des aspects microscopiques qu'ont bien étudiés MM. Besançon et de Jong, au moyen de la métachromasie, méthode basée sur ce fait qu'une substance colorante unique — comme le bleu polychrome de Unna, — donne à différents éléments cellulaires une coloration distincte caractéristique pour un élément donné. On trouve aussi, en dehors des éléments du pus et des cellules épithéliales déformées, que l’on rencontre dans divers autres processus pulmonaires pathologiques, un des indices classiques de la destruction du parenchyme pulmonaire : les fibres élastiques.
On y rencontre une foule de microbes pathogènes : les uns qui existent à l’état sain : staphylocoque blanc et doré, streptocoque, pneumocoque de Thalamon- Frænkel; mais le véritable danger vient du bacille de Koch que l’on peut mettre en évidence dans les expec-
torations par divers procédés. Une méthode toute