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cères. Les poumons eux-mêmes présentent des petits
points caséeux.
Comment interprêter les résultats que nous venons de mentionner ? Il y a lieu certainement de tenir largement compte ici, de la question de contact entre le bacille de Koch et l’antiseptique employé. À ce point de vue nous devons faire une différence capitale entre l’eau oxygénée et l’hermophényl.
L'eau oxygénée nous a donné une dissolution à peu près complète des crachats, nous pouvons donc aflirmer que le contact était presque parlait; comme d'autre part, le mélange a gardé sa virulence tuberculeuse spécifique à l’égard des cobayes inoculés, nous pouvons affirmer que l’eau oxygénée n’a pas, dans les conditions techniques où nous sommes placés, un pouvoir bactéricide suffisant.
Il n’en est pas de même pour l’hermophényl. L’inoculation de nos magmas a bien été dans toutes nos expériences (sauf les morts par accident) suivis dans tous les cas de tuberculisation des cobayes, mais ces inoculations ont toujours été faites avec des QTUmeaux dont le centre n'avait pas subi l’influence de l’'antiseptique : c'est donc d’abord par défaut de contact que la stérilisation ne s’est pas effectuée.
Estl possible d’invoquer aussi l'insuffisance du pouvoir bactéricide du produit employé ? Il ne semble pas, si du moins on se reporte aux nombreux travaux qui ont été publiés à ce sujet.
MM. Lumière et Chevrotier, dans une série d’expériences de laboratoire bien conduites, ont montré qu'à
un certain degré de concentration (5 à 10 pour 1000 environ) les solutions d’hermophényl possédaient des propriétés anti-végétatives et un pouvoir bactéricide élevés : par exemple le B. Subtilis, considéré comme un des plus résistants, était tué avec une solution à 2 pour 1009 après deux heures de contact.
Les recherches de MM. Reverdin et Massol, relatives à la stérilisation des mains en chirurgie parlent dans le même sens.
Il semble donc que la raison de notre insuecès avec lhermophényl réside dans le défaut de contact du bacille avec l’antiseptique. Si nous avions pü, pour ainsi dire, dénuder les bacilles, le pouvoir bactéricide de l'hermophényl eût sans doute été suflisant pour les tuer tous.
Dans nos recherches nous nous sommes placé exclusivement à un point de vue pratique ; nous avons envisagé le cas d’un récipient destiné à recevoir le crachat et à le stériliser dès son émission et sans autre précaution ; dans ces conditions la dissolution des crachats par l’hermophényl est insuffisante. On peut évidemment concevoir d’autres conditions, dans lesquelles la liquélaction serait favorisée, et le contact intime assuré entre le bacille et le liquide stérilisateur.
Nous pensons qu'il y a là l’origine d’une série de recherches sur la question de la stérilisation des .crachats bacillifères, que le manque de temps nous empêche d'entreprendre.