‹ Étude sur la désydhydration et la décomposition des dithionatesChapitre 7 sur 20 · EN FONCTION DU TEMPS · texte numérisé non relu

EN FONCTION DU TEMPS

On travaille encore avec le courant d’air d'humidité constante et l’on utilise le dispositif indiqué pour la méthode précédente en agissant simplement sur le régulateur à mercure. Quand on travaille à température constante, on laisse fixe la tige métallique qui vient en contact intermittent avec le mercure du régulateur. Pour travailler à température croissante en fonction du temps on soulève la tige métallique d’un mouvement uniforme. A cet effet la tige est suspendue à un fil qui s’enroule sur une poulie fixée à l'axe principal d’un réveil ; pour changer la vitesse de chauffe on change la poulie.

Le mercure se déplaçant dans un tube bien cylindrique la variation de température est linéaire en fonction du temps et l’on passe de la courbe pertes-temps à la courbe pertestempératures par un simple changement d'échelle.

Si les équilibres entre les hydrates de sels et la vapeur

d'eau s’établissaient rapidement la méthode à température croissante dans un courant d'air d'humidité constante donnerait toute la série des hydrates d'un même sel, chaque hydrate serait caractérisé par un palier de poids et les résultats seraient indépendants de la vitesse de chauffe.

Les phénomènes de déshydratation étant généralement lents et les retards à la déshydratation ou à la décomposition très importants, les résultats dépendent de la vitesse de chauffe ; ils ne sont nets que si cette vilesse n'est pas trop grande.

Pratiquement nous employons de faibles vitesses, 5° ou 15° à l'heure, pour nous rapprocher des conditions d'équilibre. Habituellement les expériences durent plus d’une journée, on les interrompt la nuit et l’on conserve la nacelle dans un pèse-filtre. Le lendemain l'expérience est reprise à la température à laquelle elle avait été arrêtée la veille. Les perturbations résultant de ce fait sont faibles, néanmoins on s’arrange, quand c’est possible, pour interrompre l'expérience au moment où l'on observe un palier de poids.

IV. — Dans quelques cas on a réalisé la déshydratation dans un courant d’air sec ou d’un gaz sec pour rendre la déshydratation plus rapide et essayer de la séparer des phénomènes de décomposition. Accessoirement on a produit la déshydratation dans le vide en présence d'anhydride phosphorique ou d'acide sulfurique et on l’a suivie par des pesées journalières.

Enfin l'analyse thermique de mélanges de sels et d’eau et dans un cas les mesures de solubilités ont été-utilisées pour la recherche des hydrates riches en eau, stables vers les basses températures.

Page 1