‹ Étude sur la détermination des feldspaths dans les plaques nuncesChapitre 10 sur 41 · II. - RECHERCHE DE SECTIONS DÉTERMINÉES · texte numérisé non relu

II. - RECHERCHE DE SECTIONS DÉTERMINÉES

A. — SECTIONS PARALLÈLES A f/ 1 (010)

Le remarquable travail de Max Schuster sur les plagioclascs n , si heureusement complété par l'application théorique due à M. Mallard *, a mis en lumière le parti qu'on peut tirer des extinctions sur une face quelconque, à condition de pouvoir en distinguer le sens. A ce point de vue, la face g 1 (010) est la plus commode, parce qu'elle élimine la macle de l'albite et que, d'autre part, elle échelonne les extinctions entre des nombres assez espacés. Le diagramme ci-joint reproduit la courbe due à Max Schuster et y repère les feldspaths de nos épures.

Pour utiliser 3 les extinctions en plaque mince et lorsqu'on a affaire à des sections feldspathiques semées au hasard de la coupe, il faut : 1° savoir reconnaître les sections voisines de g A (010) et juger approximativement de Terreur commise sur leur orientation ; 2° déterminer l'angle obtus ph x (001) (100).

l°a. Les sections^ 1 (010) étant parallèles à la face d'association de la macle de l'albite, les lamelles hémitropes et leurs recouvrements doivent s'élargir et même disparaître à la limite, en même temps que leur extinction devient la même ; car l'ellipse des indires revient sur elle-même dans g* après une rotation de 180°.

t Max Schuster. Ueber die optische Orient irung der Playioklnse. — Tschermak. M. P. Mittheil. 1880, III, 117.

* Mallard. Sur l'isomorphisme des feldspaths tricliniques B. Soc. Min. lï. 1881, IV, 96.

3 C. R. 10 nov. 1890. — Bull. Soc. Geo., 1890. Réunion à Clermonl-Ferrand. Elude sur les roches des Puys el dit Mont-Vore.

DÉTERMINATION DES FELDSPATHS 47

Si dans une plaque de mm ,02 d'épaisseur (e), les recouvrements de deux lamelles voisines atteignent par exemple une largeur (/)

+to

-ao

Fig. 6.

Extinctions sur g 1 (010), rapportées à l'arête pg l (001) (010) et positives dans l'angle

obtus pk l (001) (100).

de mra ,3, on aura évidemment, en appelant al'angleque faity * avec la plaque mince :

__ e 0,02 1 ga— / "" 0,3 "~ 15

a est inférieur à 4°. Nous verrons plus loin Terreur qui serait commise, de ce chef, sur les extinctions.

b. La macle de Carlsbad a aussi, comme face d'association, la face g 1 (010) ; elle devrait donc disparaître dans les sections parallèles h g 1 (010) ou plutôt ne plus agir que par superposition de deux individus optiquement différents ; car l'ellipse des indices

DETERMINATION DES FELDSPATHS

est alors retournée autour de h x g A (100) (010) et celle de la macle vient prendre dans g 1 (010) une position symétrique par rapport à la direction h i (100). En réalité, dans la macle de Carlsbad, à l'inverse de celle de l'albite, la jonction n'est pas plane ; il y a pénétration réciproque souvent très irrégulière et les sections, même rigoureusement parallèles ày l (010), montrent très souvent deux individus juxtaposés et en partie superposés, en un mot se pénétrant suivant une ligne plus ou moins sinueuse et irrégulière. Lorsque la trace des clivages faciles p (010) est bien visible, il est nécessaire qu'ils fassent entre eux un angle d'environ 128°; mais c'est là une condition qui n'est pas suffisante et qui n'acquiert une véritable valeur que si les extinctions de même signe des deux individus maclés se font symétriquement par rapporta la bissectrice de l'angle de 128°; il n'y a plus alors qu'une seule autre section de la zone h A g i (100) (010) qui jouisse de la même propriété.

c. Souvent on peut distinguer, soit au moyen des zones d'accroissement, soit par des contours extérieurs nets, les faces qui limitent la section supposée parallèle à g x (010). Ces faces sont, par ordre de fréquence, p (010), a 1 ' 1 (201),a ! (101), m (1 10), t (Ï10), o"~ (201), #3/2 (203). Le profil de leurs angles constitue une assez bonne vérification (fig. 7 pour l'albite).

d. Assez souvent le clivage jd(001) est jalonné par de fines cassures rectilignes, surtout visibles aux forts grossissements et en abaissant le polariseur. Parfois on tire une excellente vérification de cassures plus grossières, mais plus visibles, parallèles aux clivages m (H0) ou/(ll0).

La recherche des fines cassures/? (001) est facilitée par deux circonstances ; elles sont toujours assez voisines de la direction* négative n\ d'extinction, puisque cette dernière oscille entre + 20° cl — 36°. Elles sont souvent jalonnées par de fines lamelles hémitropes suivant la loi du péricline.

e. Nous n'avons pas parlé jusqu'à présent de cette macle parce

qu'au point do vue optique, H le se confond presque rigoureusement avec les individus (1') maclés suivant la loi de lai bile; mais il plane une certaine incertitude sur la face d association qui lui est propre ; en tout cas, pour les oligoclascs et les andésines, cette face se confond presque avec p (001), et il ne m'a pas semblé qu'elle s'en éloignât sensiblement dans le labrador. Par contre, l'abondance des lamelles, maclées suivant la loi du péricline, gène le diagnostic tiré de l'effacement de la macle suivant la loi de l'albite, surtout dans l'anorthite où la macle du péricline prédomine parfois sur celle de l'albite. Dans l'anorthite de Saint-Clément, la face d'association est à environ — 15° de p (001), dans la zone ph l (001) (100) et dans l'angle aigu /^yi (001) (010).

/. — Il nous reste à recourir aux images en lumière convergente : la bissectrice n g est visible dans la face y 1 (010) pour l'albite, l'oligoclase et l'andésine. L'oligoclasc anormal de deuxième classe (pi. III) donne une image presque centrée, avec une extinction à + 6° dans g 1 (010).

Comme les zones concentriques d'accroissement des plagioclases atteignent le plus souvent, à la périphérie, suivant un mince liséré, une acidité qui implique le centrage de l'image en lumière convergente, il est utile de procéder à cette vérification.

2° Une fois la section convenablement choisie, il est nécessaire de l'orienter, c est-à-dire d'y découvrir la F trace de/? (001) et celle de l'arête du prisme. On sait en effet que l'extinction sera positive, au sens de Max Schuster, quand elle se fera dans l'angle obtus ph x (001) (100), et inversement.

«. L'existence de la macle de Carlsbad, combinée avec la trace des clivages faciles p (001J, donne la solution complète du problème ; il suffit de mesurer l'angle compris entre deux extinctions de même signe ; afin d'éviter toute erreur, il convient de choisir, parmi les deux angles supplémentaires, celui w qui a la même bissectrice que l'angle à 128° des clivages /j(001).

feldspatiis. 4

(tMM

Fig. 8.

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