‹ Étude sur la détermination des feldspaths dans les plaques nuncesChapitre 17 sur 41 · AXES CROISÉS · texte numérisé non relu

AXES CROISÉS

1) Albites \b à A6 8 An.

A, <0 A,<0 A, <0 Aj<0 A, <0 l t z=0

^^ =0 Aj >o A, > A 2 > A,>0 A,>0

2) Oligoclases acides A6 8 An, à A6 3 An, . .

3) — basiques Ab z An, à Ab t An, .

4) Andésines acides Ab% An, à Ab 2 An s . . .

5) — basiques A6 3 An, h Ab t An, .

6) Au-dessous de Ab t An, . .•

Cette méthode s'applique avec une réelle précision toutes les fois qu'on arrive à trouver des contacts favorables de quartz et de plagioclases : les granités, les diorites quartzifères en permettent l'application. Mais il trop évident qu'elle n'élucide pas la question des microlites, et qu'en outre elle laisse souvent en suspens, même dans les granités, la nature des zones d'accroissement successif des grands cristaux, parce que le quartz n'en touche en général que la périphérie.

11 y a surtout, en pétrographie, un cas important où il était absolument désirable que cette élégante et délicate méthode pût trouver son application ; c'est celui où il est nécessaire de déterminer certains microlites très aplatis et à section très allongée, s'éteiguant presque rigoureusement en long et formant des agrégats, souvent accolés parallèlement sans qu'on puisse affirmer que la raacle de l'albite y devient apparente. Ces microlites ne peuvenUappartenir qu'à I'orthose ou à l'oligoclase ; nous avons vu que les variétés anormales de deuxième classe de M. Des Cloizeaux, celles dont le plan des axes est perpendiculaire à g 1 (010) (pi. II), reproduisent extraordinai rement les propriétés de I'orthose non

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déformé, n'en différant que par un plus grand écartement des axes optiques.

Dans le môme ordre de faits, la séparation des grandes plages d'anorthose et d'oligoclase prête à des difficultés analogues et on n'a pu Tassurer, jusqu'à présent, qu'en recherchant soigneusement l'angle des axes optiques, beaucoup plus petit dans l'anorthose toujours négatif (Fouqué).

Fort heureusement, la méthode de M. F. Beeke est susceptible

d'une généralisation importante : d'abord l'indice maximum du

baume est rarement atteint; on peut dire que, dans la majorité

des cas, le baume aura pour indice un nombre supérieur à n s de

hê^lfO l'orthose, mais inférieur à n p de l'oligoclase. 11 suffit donc de

** L*lÙlc*~< rechercher les points où le baume touche un faisceau de ces

u^UlcêJ^ p /L ' microlites, bords ou trous de la plaque mince, et d'y faire la véri-

~**"*~ u *7 ' fication de la réfringence relative.

? s\ /Lj^ M & i s on P cu * opérer avec plus de certitude et de précision, en

t **/f wv- décoiffant la plaque mince, en la débarrassant soigneusement de

:/yVïaA \oL*t) son baume par des lavages à la benzine, et en y traçant des

xtfcrUiLéu- r *~'*' traits au moyen d'une pointe de diamant. Après avoir pratiqué

\a^t d lÂk^i ces entailles, il est nécessaire de laver de nouveau à la benzine

5^*^' , et de vérifier que les biseaux de la plaque ne sont plus enduits

ii£2^Si* de baume. Puis on dépose sur la plaque une goutte de liqueur de

^^^^c*x Klein (boro-tungstate de cadmium *) convenablement étendue

Iv^T^* d'eau, ayant par exemple un indice de 1,530 déterminé au moyen

d'un réfractomètre. On couvre le tout d'un verre mince pour

éviter l'évaporation trop rapide et l'on procède aux vérifications

nécessaires, le long des sillons et des bords de la plaque mince;

il y existe toujours des points favorables, où la liqueur dense

touche une cassure fraîche du minéral à l'étude.

On peut même se passer d'un réfractomètre, en faisant usage d'une préparation comprenant un certain nombre de petits fragments de minéraux témoins, polis parallèlement au plan des axes optiques et juxtaposés dans l'ordre de réfringence croissante. Un tâtonnement de très courte durée permet de constituer des liqueurs comprenant entre elles la réfringence du minéral à

1 C'est une des rares liqueurs denses qui n'attaquent pas trop vite le baume.

l'étude et le séparant des minéraux avec lesquels on pourrait le confondre. M. Werlein m'a préparé ainsi des plaques-témoin très commodes, comprenant jusqu'à 16 minéraux rangés 4 par 4 : fluorine, haûyne, leucite, orthose, microcline, albite, cordiérite, oligoclase, néphélinc, quartz, andésine, labrador, anorthite, mélilite, apatite, andalousite.

Mes premiers essais m'ont donné des résultats tellement satisfaisants qu'il me paraît utile de faire entrer l'emploi combiné du procédé Becke et de la liqueur Daniel Klein dans la pratique courante des études pétrographiques; dans ce but, je fais désormais déborder la plaque mince au delà du petit verre, et je recommande de décaper soigneusement ces bords à la benzine ; il s'y présente généralement tous les exemples nécessaires pour l'immersion dans les liqueurs Klein titrées.

En terminant, et avant de donner quelques exemples pratiques de détermination des feldspaths, il nous sera permis d'exprimer, avec M. F. Becke, l'espoir fondé que le mot de plagioclase disparaîtra des descriptions pétrographiques : l'emploi de la zone de symétrie perpendiculaire à g A (010), de la face g* (010), des sections perpendiculaires à n ? et à n g , et enfin la détermination des réfringences relatives donnent des solutions rigoureuses et élégantes, auxquelles il suffit de s'accoutumer et de procéder avec soin, pour résoudre désormais le problème, mfrnc dans le cas où l'on a affaire aux microlites les plus ténus et en apparence les moins déterminables.

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