‹ Étude sur la détermination des feldspaths dans les plaques nuncesChapitre 21 sur 41 · SECTIONS DÉTERMINÉES · texte numérisé non relu

SECTIONS DÉTERMINÉES

1° Sections parallèles a g 1 (010)

L'égal éclairement total, rapporté à la trace de p (001), peut se déduire directement des données suivantes : extinction n\ p pour Tanorthite, — 42° ; pour l'albite, + 20° ; biréfringence de l'anorthite égale aux 5/10 de sa biréfringence totale 0,012, soit 0,006 ; même donnée pour l'albite égale aux 44/100 de 0,009, soit 0,004 ; on a donc :

tg 2s = b X tg 62° s = 42°

d'où E (rapporté à la trace p) = + 37°.

Le signe + est pris ici dans le sens de Max Schuster, c'est-àdire dans l'angle obtus ph l (001) (100), du môme côté que l'extinction de l'albite.

C'est aussi à ce signe et très approximativement à cette valeur

que conduit l'épure rapportée à la trace g 1 (010). On remarquera en effet qu'il n'y a pas indétermination quant à la trace de g 1 (010) sur (f (010), lorsqu'on suit une des zones parallèles à une droite contenue dans ce plan, c'est-à-dire un des méridiens de l'épure. Ceux de ces méridiens qui sont tangents aux courbes E = 0, par exemple, font des angles \ de + 11° et — 79°. Comme la trace de p (001) sur g 1 (010) correspond sensiblement au pôle 1 = — 26°. on retombe sur la valeur 37° dans l'angle obtus ph x (001) (100).

Ainsi l'éclairement commun permet d'orienter une face y 1 (010), lorsqu'on y connaît seulement la trace du clivage facile p (001); il se produit du côté de cette trace où s'éteignent les feldspaths compris entre l'albitc et l'oligoelasc III à 28 p. 100 d'An, du côté opposé à l'extinction des feldspaths compris entre cet oligoclase et l'anorthite.

La valeur b de l'éclairement commun, dans la face g 1 (010), est d'environ 0,0022.

2° Sections perpendiculaires a la bissectrice négative n p

On sait que la trace des bissectrices négatives des plagioclases suit sensiblement celle du plan g 1 (010), de Talbite à l'andésine; puis elle s'en écarte vers la gauche et atteint, pour l'anorthite, les coordonnées X = -f- 15°, <x> = — 32°. En môme temps, l'angle E décroît de — 41° à — 24° sans changer de signe. D'autre part, M. Fouqué a fixé avec une extrôme précision les angles d'extinction des diverses sections perpendiculaires à n^ ; d'après ses dernières recherches, cet angle varie de — 16° (albite) à + 35° (anorthitc), quand on le rapporte à la direction négative, perpendiculaire au plan des axes optiques. L'extinction passe par 0° pour un oligoclase à 18 p. 100 d'An (planche X). Les éclatements communs permettent donc, ici encore, de supprimer toute amphibologie entre les feldspaths plus ou moins acides que cet oligoclase. Par exemple, l'albitc et l'andésine à 34 p. 100 d'An, donnent, perpendiculairement à n p , une extinction à 16° de la trace y 1 (010); comme on n'a, en général, aucun moyen d'orienter la section considérée, le doute subsistera si l'on ne recourt à l'éclairement commun : celui-ci se produit du côté de l'extinction

de l'albite, du côté opposé à l'extinction de landésine. En outre, sa valeur absolue diminue en môme temps que l'acidité des plagioclases. Il suffit d'un zonage à peine indiqué pour obtenir cette orientation.

La valeur b des éclairemcnts communs des sections perpendiculaires à n p reste sensiblement constante pour tous les plagioclases et voisine de 0,0044.

3° Sections perpendiculaires a la bissectrice positive n f

De l'albite à l'oligoclase 111 (à 28 p. 100 d'An), les sections perpendiculaires à n g sont trop voisines dey 1 (010) pour que la trace de ce plan puisse ôtrc utilisée; c'est à celle du clivage facile p (001) qu'il faut rapporter tout à la fois l'extinction négative (trace du plan des axes), et l'éclairement commun (voir pi. XI) ; pour les feldspaths acides voisins de l'albite, il se produit en sens inverse de l'extinction, au voisinage de 45° ; pour l'oligoclase II (à 18 p. 100 d'An), la section est perpendiculaire à g 1 (010) en môme temps qu'à n g ; nous avons vu que l'éclairement commun doit être à 37° de la trace/) (001) du côté de l'extinction de l'albite.

Pour l'oligoclase III et jusqu'au labrador VI (à 60 p. 100 d'An), les traces p (001) et y 1 (010) sont sensiblement parallèles; l'éclairement commun se fait de nouveau en sens inverse de l'extinction, mais plus près de g 1 (010) ; les angles E doivent, en effet, rester compris entre 30 et 25°.

Les valeurs b varient entre 0,003 et 0,0022.

4° Sections perpendiculaires a l'axe d'élasticité moyenne n m

L'angle d'éclaircment commun (pi. XIII) croît lentement de 4 à 20° pour les feldspaths acides jusqu'à l'oligoclase III ; puis la courbe s'élève brusquement à des valeurs voisines de 45°; de l'andésine à l'anorthite elle oscille entre 45 et 33°. Les valeurs b subissent également de grandes variations : on trouve 0,0012 pour l'albite; b passe par un maximum de 0,006 pour l'andésine;

l'anorthite donne, pour ces sections, un éclairement équivalent à une biréfringence de 0,0026.

5° Sections d'extinction simultanée A

Ici l 'éclairement commun coïncide avec l'extinction simultanée ; h = : il peut donc exister une zone toujours éteinte perpendiculaire à un des axes optiques A ; alors la nature de ce plagioclasc toujours éteint est déterminée par l'angle d'extinction simultanée des zones accompagnatrices : cet angle est de + 32° pour lalbitc et les feldspaths acides (pi. XIV) ; il passe à 0° pour la bytownitc à 67 p. 100 d'anorthite et atteint — 30° pour l'anorthite. La biréfringence maxima des zones successives ne peut dépasser 0,002, ce qui permet de différencier ces sections des suivantes.

6° Sections d'extinction simultanée B

La courbe des extinctions simultanées (pi. XV) part de + 30° pour lalbitc, passe à 45° pour un oligoclase encore très acide à 12 p. 100 d'anorthite et décroît ensuite de — 45° à 0° pour une bytownitc à 80 p. 100 d'anorthite; à partir de ce plagioclase, l'extinction reste positive jusqu'à l'anorthite, mais ne dépasse pas 1 à 2°. La biréfringence des zones peut varier de à 0,010.

Dans le cas examiné aux paragraphes S et 6, lorsqu'on possède une zone toujours éteinte, c'est-à-dire perpendiculaire à un axe optique, elle jalonne un changement de signe dans le sens de Textinction simultanée la plus voisine de la trace g % (010) : supposons par exemple un plagioclase zone, allant de Toligoclase à la bytownitc et présentant une zone de labrador à 55 p. 100 d'anorthite, toujours éteinte, perpendiculaire à un axe optique B; l'extinction simultanée de toutes les zones se fera à — 8° ; elle s'appliquera à la direction négative n' v de tous les feldspaths plus acides que le labrador, à la direction positive n' f de tous les feldspaths plus basiques.

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