DE LA MACLE DE L'ALBITE (PI. XII
Le diagramme de la planche XII reproduit les principales particularités de cette zone si importante et si facile à reconnaître dans les plagioclases. Les courbes ont été obtenues par interpolation. Les deux principales additions qui le distinguent des diagrammes similaires que nous avons déjà publiés, sont d'une part la courbe de l'éclairement commun, d'autre part celles des anorthites de M. de Fedorow et de M. Becke. Nous y avons en outre ajouté une notion sur la biréfringence absolue des sections correspondant au maximum de l'extinction et sur la biréfringence relative des éclaircments communs.
L'éclairement commun permet de vérifier, dans une section quelconque de la zone, s'il existe des feldspaths plus ou moins acides que l'oligoclase à 18 p. 100; cette propriété, précieuse au point de vue pratique, a été développée page 78 ; elle se déduit du reste de la simple inspection du diagramme, planche XII.
La biréfringence des sections au maximum d'extinction peut rendre de réels services au voisinage de l'anorthite et entre Tandésine et l'albite ; elle passe pratiquement par l'indécision aux abords de l'oligoclase à 18 p. 100.
Dans toute la série acide, la distance angulaire des bissectrices n 9 du cristal (1) et du cristal (!') peut aussi donner des mesures intéressantes, analogues à celles que M. Becke a proposé d'employer dans la série basique pour mesurer la distance angulaire à laquelle les axes optiques B de (1) et de (!') percent le champ du microscope. A vrai dire, cette élongation est presque nulle et varie peu de l'albite à l'oligoclase à 28 p. 100. Mais entre cet oligoclase et le labrador, la méthode est d'autant plus facile à appliquer que. d'une part, la distance entre les deux bissectrices
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(l) et (1') croit rapidement, d'autre part leur trace s'obtient facilement en formant la croix noire et ne nécessite pas des opérations aussi compliquées que le repérage d'un axe optique.
En tout cas, l'emploi de la lumière convergente, de l'éclairement commun, de la maclc de Carlsbad, permet d'orienter le plus souvent les sections et de déterminer approximativement le signe et la valeur de la coordonnée sphérique X à laquelle on a affaire.
Sections perpendiculaires a /i m (PI. XIII)
Ces sections, reconnaissables à leur biréfringence maximum et à leur image en lumière convergente, peuvent donner quelques indications utiles ; les courbes, reportées sur la planche XIII, s'expliquent d'elles-mêmes et n'ont pas besoin d'un commentaire détaillé.
Sections perpendiculaires aux axes optiques A (PI. XIV).
Nous avons réuni, sur un même diagramme : les extinctions simultanées E des diverses zones; l'orientation du plan des axes optiques déterminée au moyen de la loupe de Klein dans la zone constamment éteinte et perpendiculaire à un axe A ; l'extinction des lamelles (!') maclées suivant la loi de l'albite avec le plagiocïase (1) perpendiculaire à un axe A ; la biréfringence B' de ces lamelles en centièmes, enfin l'angle que fait la trace du clivage/? (001) avec y 1 (010).
Ces diverses données, jointes à la faible biréfringence de toutes les zones, permettent de distinguer facilement les axes A des axes B et donnent le plus souvent un diagnostic approché des sections étudiées.
Sections perpendiculaires aux axes optiques B (PI. XV)
Les mômes données ont été utilisées pour l'étude des axes optiques B; elles sont susceptibles d'une plus grande précision. Il est important de distinguer, dans les sections perpendiculaires
à A et B, les lamelles maclées suivant la loi de l'albite de celles qui suivent la loi de la péricline.
Lorsque le clivage p (001) est visible, cette distinction peut se faire facilement ; sinon les angles respectifs A ou B, E, (1') suffisent en général pour permettre d'utiliser les diagrammes sans amphibologie.