‹ Étude sur la digitaleChapitre 12 sur 13 · ÉTUDE PHARMACEUTIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE PHARMACEUTIQUE

Les différentes parties de la digitale ont été employées: les feuilles seules sont restées dans la matière médicale. Nous allons examiner comment elles doivent être récoltées et conservées. Nous dirons ensuite quelques mots sur les différentes préparations pharmaceutiques de la digitale.

Les feuilles de digitale doivent être récoltées sur la plante de deux ans, lorsque les premières fleurs paraissent sur la tige. Les feuilles débarrassées du pétiole et de la plus grande partie de la nervure médiane sont séchées d’abord à l'ombre, puis finalement à l’étuve à une température ne dépassant pas 90°. La provision doit être renouvelée chaque année. Il faut les tenir dans un endroit sec et obscur. Il arrive souvent que la feuille de digitale est falsifiée, soit par la bourrache, la grande consoude, la molène thaptoïde et surtout le Conyza squarrosa.

Il est facile d’établir les différences qui existent entre les feuilles de digitale et celles de la conyza squarrosa.

Les feuilles de digitale sont débarrassées du pétiole et de la plus grande partie de la nervure médiane. Elles sont

ovales, lancéolées, aiguës, roides, de couleurs noirâtres en

dessus, blanchâtres et tomenteuses en dessous. Les feuilles sont dentées à dents aiguës. |

En regardant la feuille de digitale à la lumière, on reconnaît entre les nervures de la face inférieure, un second réseau de nervures à mailles finement dessinées. Ce caractère spécial à la feuille de digitale manque à la conyza squarreuse et permet d'établir une utile distinction entre ces deux plantes. En outre de ce caractère, ceux qu'offre la conyza permet de les distinguer l’une de l’autre. « Cette dernière présente des feuilles obovales, spatulées, obtuses, molles, vertes, pubescentes sur les deux faces, moins en dessus, où les poils sont un peu rudes, tandis qu’en dessous ils sont longs et peu serrés: les nervures et les nervilles sont peu blanchâtres ou même verdâtres; les nerviiles sont arquées, convergentes; au sommet, le limbe est largement crenelé à crenelure obtuse.

«La digitale réduite en poudre doit être conservée dans des flacons fermés et à l’abri de la lumière. L’approvisionnement ne doit jamais dépasser la consommation d’une année.» (Bouchardat). |

Nous nous bornerons, pour terminer notre travail, à énumérer les différentes préparations pharmaceutiques de la

digitale.

1° Poudre de digitale. — Puivérisez des feuilles bien conservées en laissant un tiers de résidu; mettez la poudre parfaitement sèche dans des flacons bien bouchés et conservez à l'abri de la lumière. (Dose de 10 à 30 centigr.)

re

2’ Suc de digitate. — Dose 2 grammes.

3° Tisane de digitale. — Dose 50 centigr. à À gr. pour 500 gr.

4 Lavement de digitale. — Même dose et même mode de préparation.

5° Les diverses teintures et alcoolature de digitale. — Pour la temture éthérée, il a été remarqué que le meilleur éther produisait la plus mauvaise teinture (de digitale. En effet, l’éther étendu dissout davantage de digitaline que l’éther pur.

6° Exlrail de digitale.

7° Sirop de digilale, etc.

La digitaline, elle aussi, est employée en médecine sous la forme de granules, potion et pommade.

La digitale et la digitaline, comme nous l’avons dit plus loin, sont employés en médecine principalement à cause de leur action sur le cœur. La digitaline est administrée dans les fièvres.

Toutes les deux ont été préconisées dans une foule de maladies.

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