REC
les parois de la capsule des stries liquides qui se réunissent au fond du vase et qui, à la chaleur seule de la main, développent aneodeur âcre et désagréable; dans ce cas, on ajoute à la solution éthérée un où deux centimètres cubes de potasse en solution concentrée; on agite vivement, on décante la solution éthérée, on reprend le résidu à plusieurs reprises par l’éther, et toutes les solutions éthérées étant réunies, on y ajoute un à deux centim. cubes d’eau distillée additionnés de un cinquième d’acide sulfurique pur. L’alcaloïde passe à l’état de sulfate, insoluble dans l’éther, soluble dans l’eau; on décante l’éther et l’on a l’alcaloïde à l’état de sulfate en solution dans l’eau; de cette façon, les matières animales sont séparées du sulfate de la base; pour en isoler la base, on ajoute un excès de soude, on agite avec de l’éther pur, qui s'empare de l’alcaloïde et qui par l'évaporation l’abandonne à l’état de pureté.
Quand l’alcaloïde est solide, on peut ne pas obtenir de suite un résidu par l’évaporation de l’éther, quelques alcalis pouvant se trouver à l’état de sels non décomposables par le bicarbonate de soude. Quoi qu’il en soit, on ajoute dans le flacon, où on a déjà mis du bicarbonate de soude, une solution de potasse concentrée, et l’on agite vivement avec l’éther. Celui-ci s'empare de l’alcaloïde devenu libre, on laisse alors évaporer la solution éthérée, il reste généralement un résidu composé d’un liquide laiteux incolore, bleuissant le papier rouge de tournesol, d’une odeur animale, et non âcre et piquante, comme celle d’un alcaloïde volatil.
Pour reconnaître la nature de l’alcaloïde, il faut lisoler à l’état de pureté; à cet effet, on projette dans la capsule
EN: de
quelques gouttes d’eau faiblement acidulée d'acide sulfurique, la base se dissout, tandis que les matières grasses restent insolubles.
Le liquide aqueux est limpide, on le décante, on lave de nouveau avec de l’eau acide et les solutions acides sont évaporées dans le vide. On mêle ensuite le résidu avec une solution de carbonate de potasse pur, et l’on reprend le tout par l’alcool absolu.
Celui-ci abandonne par évaporation l’alcaloïde à l’état de pureté; il ne reste plus qu’à en déterminer la nature par l'examen de ses caractères physiques et de ses propriétés chimiques ainsi que son action physiologique. Nous ne croyons pas devoir revenir sur les différentes propriétés de la digitale que nous avons indiquées précédemment.
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