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HISTORIQUE DE LA DIGITALE

Français: Digitale.

Allemand : Fingerhut.

Anglais: Glove.

Italien: Digitella.

Espagnol: Digital.

Connaissait-on la digitale dans l’antiquité, et sous quel nom la désignait-on ?

L’Ecluse prétend que c’est le 6axxapu; Fabia Colonna, l’eqnuepoy de Dioscoride.

L'Ecluse veut que ce soit le Calathiana viola de Pline, plusieurs croient la retrouver dans le Verbascum, d’autres dans le Genus allerum alismatis du même auteur. Comment découvrir la vérité au milieu de ces opinions si diverses. Les descriptions tracées par Dioscoride et par Pline sont si courtes, si superficielles, si inexactes ; les Commentaires tant

rantés de Mattioli sont tous à la fois si prolixes, si vagues, si embrouillés, qu'il est difficile de reconnaître la digitale.

C'est au médecin Léonard Fusch, savant botaniste du 16% siècle, qu’appartient la gloire d’avoir exposé le premier les véritables caractères de cette plante, et de lui avoir imposé le nom de digitale, parce que sa corolle offre de la ressemblance avec un doigt de gant.

Depuis longtemps, d’après Murray, elle était employée dans le Wurtemberg, lorsqu'elle fut introduite dans les pharmacopées de Londres et de Paris 1721.

On abandonna bientôt la digitale, mais elle ne tarda pas à reparaître, lorsque Withering et Cullen eurent signalé son action physiologique sur le cœur et par contre ses effets sur la circulation .

Withering,en 1775, fit des essais cliniques sur la digitale et la prescrivit en 1775 à l'hôpital de Birmingham.

En 1779, il communiqua le résultat de ses expériences à la Société de médecine d'Edimbourg. Ce fut par sa merveilleuse action sur le cœur qu’elle conquit la première place. Clutterbuck l’avait déjà préconisée contre la fièvre. Rasori en fit, en 1814, le sujet d’un mémoire spécial.

La digitale a été employée dans un grand nombre de maladies; nous indiquerons ses différents emplois dans la partie thérapeutique.

Schœænbein, émerveillé des effets de la digitale, s’écriait un jour dans une de ses cliniques (Sans la digilale, comment saurais-je praliquer la médecine ).

Beaucoup cherchèrent dans la digitale le principe actif.

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| ROM Welding en 1854, Rollier 1854, Dulong d'Astafort 1855. Lancelot 1854, Morel 1844, publièrent le résultat de leurs laborieuses mais inutiles recherches. Ilétait réservé à Homolle et Quevenne 1844, d'extraire des feuilles de digitale, le principe actif, si longtemps cherché par leurs devanciers.

La digitale a été étudiée par la majeure partie dés médecins et. des chimistes, et cependant il y aurait encore ‘beaucoup à dire ; du reste, de nos jours, elle fait le sujet de nombreuses études.

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