EFFETS PHYSIOLOGIQUES ET TOXIQUES DE LA DIGITALE
Ce n’est que vers la fin du dix-huitième siècle que les propriétés thérapeutiques de la digitale furent sérieusement éludiées.
1° Sur l'appareil circulatoire. — Withermg, en 1785, déclare qu'il a vu le pouls descendre à 30 pulsations par minute.
Schiemann‘{(1786), en opérant sur des chiens, constate le ralentissement du cœur et la petitesse du pouls.
Sanders (1808) remarque que les premiers effets de la digitale sont d'augmenter la force et la fréquence du pouls, que cette accélération peut aller jusqu'à 150 pulsations par minute. Dans le cas où l’on suspend l'emploi du médicament, la fréquence du pouls, surtout chez les sujets nerveux et faibles, diminue progressivement et descend à 50, 40, 30 et méme plus bas.
M. Joret en 183% (Archives générales de médecine) a publié un mémoire relatif à des expériences cliniques dirigées par M. Andral. Il conclut au ralentissement du pouls par la digitale.
D'après Onimus, la digitale agit directement sur le cœur en le paralysant.
Gubler dit que la digitale ralentit le pouls d'une manière remarquable, et le fait tomber à 60, 50, 40 et 30 pulsations par minute, de 100, 120 ou 130 qu'il atteignait auparavant. Il ajoute que le pouls devient plus plein, plus fort et RES r'ésistant à mesure que la fréquence diminue.
D'après Hirtz, la digitale diminue le nombre des pulsations du cœur.
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