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par l’ancienne méthode. On répète exactement ce que nous venons de dire pour la seconde partie des matières dont la saponification esf, à ce moment-là, complète dans autoclave. Le savon fourni par ces deux opérations successives est réuni dans la chaudière et terminé selon la méthode habituelle.
D'un autre côté. les lessives douces qui ont servi à la saponification dans l’autoclave et qui, par suite, sont devenues faibles, sont titrées par un essai alcalimétrique et replacées dans ce même autoclave avec la quantité d'huile suffisante pour former du savon. Cent kilogrammes d'huiles exigent onze kilogrammes de soude. Iei done pas de soude perdue.
Ces lessives complètement privées d’alcali sont réunies aux lessives salées qui ont servi à trois opérations de relargage, et qui contiennent une certaine proportion de glycérine, et évaporées simultanément dans un appareil Chenailler. Cet appareil se compose d’un arbre de couche tournant rapidement et portant sur son axe huit ou dix disques renflés vers le centre, dans l’intérieur desquels passe un courant de vapeur d’eau surchauffée. Il ne plonge que d’un tiers dans les liquides : son action est très rapide, car, en un jour, il peut évaporer 4,500 litres de liquide. Les lessives glycérineuses sont concentrées jusqu'à 35 ou 36° B. Les matières étrangères se déposent ainsi que le sel marin qui est, par cela même, régénéré et peut servir à d’autres opérations. Cette glycérine, produite ;par des huiles de premier choix et par de la soude Solvay (procédé à l’ammoniaque) qui ne contient pas de sulfures, sera obtenue chimiquement pure par une seule distillation dans le vide.
D’après ce qui vient d’être dit, on voit qu’une cuite de savon marbré peut être faite facilement en deux jours. En effet, la saponification opérée dans l’autoclave étant pour ainsi dire achevée, deux ou trois services au plus suffiront
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pour terminer complètement le savon. Dans l’ancienne méthode, une cuite de savon demande einq ou six jours et huit ou dix services.
M. Vincent, ingénieur, a calculé les avantages et les bénéfices que donne ce procédé. En prenant pour base l'emploi annuel moyen d’un million de kilogrammes d’huile à saponifier, le bénéfice sur la glycérine seule serait de 34,429 fr.
Le carbonate de soude à l’ammoniaque est aussi d’une supériorité incontestable sur la soude ordinaire. Il est beaucoup plus pur, ne renferme pas de sulfures et n’exige pas un travail de manipulations comparable à celui de la soude anciennement employée. La dépense de soude brute nécessaire à la saponification de 100 kilogrammes d'huile, est évaluée à 70 fr. 25, à cause des frais de pesage, de portefaix, de caustication, de main-d'œuvre des barquieux, d’enlèvement des terres et de pertes diverses : avec la soude Solvay, le prix est réduit à 37 fr. 18. Une économie sérieuse est aussi réalisée avec le sel marin qui était autrefois rejeté et perdu.
Le procédé de M. Lombard va être appliqué incessamment dans toutes les fabriques les plus importantes.
Le grand pas que vient de faire la savonnerie marseillaise dans la voie du progrès, est dù autant à la valeur scientifique de l'ingénieur qu’au concours sympathique et intelligent que lui a prêté M. Théophile Roux.
MO