‹ Étude sur la filiaire de wuchererChapitre 9 sur 29 · DAT · texte numérisé non relu

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« pas de nom puisque j'ignore si c’est là un embryon ou un « adulte. La seule conclusion que je crois pouvoir tirer est « celle-ci : l’hématurie intertropicale ou une affection ayant «les mêmes causes, existe aussi en Algérie (1). »

En 1877, au Brésil, dans la séance de février de la Société de Rio Janeiro, Félicio dos Santos fait une communication importante, il annonce qu’il a trouvé la filaire de Wucherer dans le sang d’un éléphantiasis du scrotum. Plus tard, il la retrouve dans le liquide provenant d’un éléphantiasis de la jambes! ;

A Bahia, Silva Araujo, Victorino Pereira; en Chine, Patrick Manson ;sur la Côte-d'Or, O'Neill, trouvent desfilaires vivantes dans des cas de lympho-scrotum-éléphantiasique, dans des cas de varices lymphatiques et de craw-craw.

En 1876, Chassanioli et Guyot signalent, dans un cas d’hématurie chyleuse relevé pour la première fois à Taïti, la présence de la filaire de Wucherer dans l’urine d'un hématochylurique. Dans une note insérée dans les Archives de médecine navale (janvier 1878), on trouve la relation de cette découverte. « Nous voyons trois cadavres parfaitement « reconnaissables, de l’helminthe décrit pour la première « fois par Wucherer, c’est-à-dire que ce ver avait à peu près « la longueur et la grosseur indiquées dans la Thèse de « notre ami le D' Crevaux. »

Jusqu’à présent, nousle voyons, d’après l’exposé ci-dessus, le ver progéniteur des embryons de la filaire de Wucherer n'avait pas encore été trouvé. C’est en 1876 seulement que Bancroft, en Australie, observant le liquide qui provenait d’un abcès lymphatique du bras, découvrit la première forme de la filaire adulte. Cobbold put l’étudier quelque temps après, dans un envoi d'Australie, et donna à la filaire adulte, pour honorerson auteur, le nom de Fi/aria Bancrofti. Entraïné par l’importance de cette découverte, Cobbold

{1) Arch. de méd. nav., 1876, t. XX VI.

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loue n’hésita pas à admettre l’action commune de ces filaires microscopiques dans tout un groupe de processus morbides, et suivant lui « toutes les différentes formes larvales déeri- « tes par Wucherer, Salisbury, Crevaux, Lewis, Sonsino, « Silva-Lima, Bancroft lui même, se rapportent à une seule « et même espèce (1) ».

La découverte du nématoïde adulte ne devait pas rester limitée à l’Australie. Bientôt, en effet, Lewis à Calcutta, Silva-Araujo à Bahia le rencontrent; le premier, dans un caillot sanguin provenant de l’ablation d’un éléphantiasis nœvoïde du serotum, le second, dans un coagulum lymphorréique provenant d'un scrotum lymphangectiasique, chez un individu atteint en même temps d’hémato-chylurie, de lympho-serotum et de craw-craw (2).

Enfin, Félicio dos Santos et Julio de Moura à Rio de Janeiro rencontrent cinq grandes filaires adultes dans un abcès lymphatique du bras (3).

À la Société de Pathologie de Londres, dans la séance du 18 octobre, le D' Stéphen Mackensie a présenté un malade atteint d'hémato-chylurie filarienne contractée aux Indes. L'examen microscopique du sang y révéla la présence de filaires très vivantes.

En France, le 10 avril 1882, le professeur Nielly présentait à l’Académie de médecine un enfant atteint d’une affection cutanée constituée par des papules et des vésico-pustules et ressemblant au craw-craw, il lui donne le nom de papulose filarienne. Il avait trouvé au microscope, dans le séro-pus une anguillulide parvenue à une phase assez avancée et ressemblant assez à la filaire de Wucherer. Pensant retrouver dans les eaux qu'avait pu absorber le sujet, la présence des œufs de cette filaire, le D' Nielly a fait des recherches sur les lieux mêmes où avait séjourné l'enfant, cette recherche resta complètement négative.

(1) BoureL-Roncière, Arch. de méd. naval., p. 125, août 1878. (2) Arch. de méd. nav., mars 1818, p. 205.

(3) Arch. de méd. nav., mars 1818, p. 203.

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