PRÉFACE
Pendant la durée de notre internat j à l’asile des aliénés de Saint- Alban, nous avons eu l’occasion d’observer deux cas de folie puerpérale ; nommé depuis ^ par la mort de notre regretté pèi’e, le docteur Chabanon, médecin de la Compagnie des mines et usines de Vialas, nous avons été assez heureux pour être consulté pour cette même affection.
Frappé des troubles profonds qu’entraîne dans les fonctions intellectuelles et physiques de la femme l’état puerpéral, nous avons cru bien faire, en essayant de consigner dans notre dissertation inaugurale les considérations cliniques qui nous ont été suggérées par l’étude des faits.
En entreprenant ce travail, nous ne nous sommes pas dissimulé les difficultés que nous devions affronter; mais nous sommes entré résolûment dans l’arène, avec cette seule pensée qui nous a toujours guidé dans nos études : l’amour passionné de la vérité et par-dessus tout, le désir d’être utile à nos semblables. Nous nous sommés peut-être écarté de la ligne de conduite suivie jusqu’ici par tous les auteurs qui se sont occupés de la question ; nous avons fait la part la plus large à l’hérédité ; nous avons essayé de réunir toutes les causes étiologiques, et si uous ne les avons pas discutées, ce n’est pas le désir, mais le temps qui nous manquait.
Au point de vue du diagnostic, les auteurs sont très-brefs: on pourrait même dire qu’ils l’ont complètement laissé de côté ; celte partie de notre travail est toute personnelle. Quant au traitement.
nous ne nous sommes pas attardé à discuter les mérites de telle ou telle médication; nous nous sommes attaché surtout à l’indication et à l’état général.
Notre modeste ouvrage présentera, sans doute, beaucoup d’imperfections et de lacunes ; qu’on nous pardonne encore notre inexpérience et le temps vbien limité qu’une clientèle impose à notre travail.
Nous demandons à nos Juges l’indulgence, persuadé d’avance qu’ils ne refuseront pas à leur élève, pour ce dernier acte probatoire, l’appui bienveillant qu’ils lui ont toujours prêté.