‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 120 sur 221 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

LA FR \N"r-MArOVNERlE AMERICAINE

Ouand nolrr auteur nous «lil qu il y a " ppu de Maçons qui rejettent l'autorilé divine de l'Ancien cl du Nouveau Teslainenl ». il n'a pas linfention de faire entendre qu'ils affirment celte autorité. On n'afTirme pas nécessairemenl ce que l'on ne rejette pas. Nous ne nions pas que nous sommes âgés de dix mille ans, mais nous ne Talfirmons pas non plus. Nous n'en pailons pas. Si d'autres sonl assez sots pour nous attribuer un si grand âge. ils en ont toute la responsabilité. Pour notre part, nous ne nions rien, nous restons silencieux. Nous ne le croyons pas, nous ne l'alTlrmons pas ; mais nous ne le nions pas.

Peut-être nos lecteurs trouveront-ils intéressant de voir comment la .Maçonnerie se sert de la Bible dans son Rituel. Nous allons choisir deux textes que nous mettrons en regard. Le premier est tiré aux pages 271 et 272 du Masonic RiUialist. Les versets, d'après le Dr. Mackey « ont été pris avec une légère modification nécessaire du second chapitre de la première Epîlrede saint Pierre et du 28*" chapitre d'isaïe - .

^ \ersioj7 Maçonniijue

Nous dépouillant donc, mes frère?, de toutf malice, de toute fraude o\ de toute.s liypocrisie?. envie?; et paroles mauvaises...

Si toutefois \o\is a\ez goûté combien le Seigneur a de grâce, vous approchant de lui, pierre vivante méconnue, il est vrai, des hommes, mais choisie de Dieu et précieuse, vous aussi soyez comme des pierre?

vivantes, soyez b^tis en une maison spirituelle, un sacerdoce saint, pouioffrir des sacrifices accei)lables à Dieu. Cest pourquoi il est dit aussi dans lEcriture : \'oici que je pose en Sion, pour fondation, une pierre éprouvée, une précieuse pierre angulaire : celui qui croit ne se hâtera pas (Je la franchir. Pour vous donc i|ui Toyez, c'est un honneur ; et même pour ceux <pii sont désobéis" sants, la pierre «jue les const rui*teurs ont refusée, est choisie comme pierre d'angle.

Frères, ceci est la volonté de Dieu, que par de bonnes actions vous inijiosiezsilence à l'ignorance des hommes sots. Comme des gens libres.

l'ersion biblique

Vous dépouillant donc de toute malice et de toute fraude, des dissimulations, des envies et de toutes les détraclions...

Si toutefois vous avez goùlé combien le Seigneur est doux. Vous approchant de lui. pierre vivante rejetée, il est vrai, par les hommes, mais choisie et honorée par Dieu, soyez vous-mêmes posés sur lui comme des pierres vivantes, un édifice spirituel, un sacerdoce saint, pour offrir des hosties spirituelles agréables à Dieu, par Jksis-Christ. C'est pourquoi l'Kcriture porte : Voici <iue jr pose en Sion ta suprême pierre angulaire, choisie, précieuse, cl qui croira en elle ne sera pas confondu. Pour vous donc qui croyez, elle est un honneur, mais pour les incroyants.

/(/ pierre ijue les conslrucleurs onl rejelce est devenue la Idle de l'angle. Et une pierre d'achoppement et une pierre de scandale pour ceux qui se heurtent contre la parole, et ne croient pas même ce à quoi ils onl été destinés. Mais vous êtes la race élue, le sacerdoce roval. la nation

qui ne vous servez pas de votre li- sainte, le peuple acquis, pour que herté comme d'un manteau de mé- vous annonciez les grandeurs de cechanceté, mais en serviteurs de lui qui vous a appelés des ténèbres Dieu. Honorez tous les hommes, ai- à son admirable lumière. Vous qui niez la fraternité, craignez Dieu ». autrefois n'éliez pas un peuple et

maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n'aviez pax obtenu miséricorde el maintenant avez obtenu miséricorde.

Mes bien-aimés, je vous conjure comme étrangers et voyageurs de vous abstenir des désirs charnels qui combattent contre 1 ame ' ».

L'omission du nom du Christ dans un passage spécialement écrit >ur Lui est une de ces légères modifications nécessaires dont on nous a parlé ; l'omission de la recommandation de l'Apôtre au sujet des plaisirs sensuels en est une seconde. Mais quand on se rappelle que l'adoration d'une pierre ou d'une colonne « n'était qu'une forme du culte phallique », que la neuvième sephirah des Kabbalistes est la Fondation des organes générateurs, on comprend facilement et la raison de l'omission du nom du Christ et la signitication qu'on lui substitue. Mais, conime ceci s'est opéré en faisant de Jehovah un Il-Elie, nous ne devons pas être surpris qu'on procède de même pour le Christ. La Bible interprétée au moyen de l'équerre et du compas ne peut donner d'autre sens.

Le second texte est tiré du Manonic Biliialist de Mackey, pp. 431 et 432.

VersLon maçonnique

Car ce Melchissedek, roi de Salem, prêtre du Dieu Très Haut ;qui nmcontra Abraham alors qu'il revenait du massacre des Rois, et qui le bénit, à qui Abraham donna de son i-(jté la d:me de tout : étant d abord, par interprétation. Roi de Justice, et après cela, Roi de Salem, c'est-à-dire, Roi de paix ; sans père, sans mère, sans descendance, n'ayant ni commencement dans les jours, ni fin de vie, mais fait à la ressemblance du Fils de Dieu, reste prêtre éternellement. .Maintenant considérez combien fut grand cet homme auquel le patriarche Abraham lui-même donna la dîme du butin. Et en vérité, ceu.x qui font partie des fils de Levi, et qui reçoivent l'office de prêtrise, ont

Version biblique

Car ce Melchissédech, roi de Salem, prêtre du Dieu Très Haut, qui alla au devant d'Abraham, revenant de vaincre les rois, et le bénit, auquel aussi Abraham donna la dime de tout, dont le nom signifie premièrement roi de justice, et ensuite roi de Salem, c'est-à-dire roi de pai.x.

Oui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n'a ni commencement de jours, ni fin de vie, mais, ressemblant ainsi au Fils de Dieu, demeure prêlre perpétuellement. Or, considérez combien est grand celui à qui le patriarche Abraham donna la dîme de ses principales dépouilles.

A la vérité, ceux des fils de Levi qui reçoivent le sacerdoce ont ordre, selon la loi. de prendre la dîme du

1. Les italiques et les petites capitales sont de lauteur Mr A. Preuss.

droit de recevoir les dimes (lu peuple, peuple, c'est-à-dire de leurs frères, conformément à la loi, c'est-à-dire. île quoique ceux-oi soient sortis égaleleurs pères, quoiqu'ils sortent des ment d'Abraham. Mais celui dont la reins d'Abraham. Et, bien que la génération n'est point comptée parchose ne se soit pas faite sans un mi eux a pris la dime d Abraham, et serment, il fut fait prêtre. En eilet ces a béni celui qui avait les promesses.

prêtres (sous la loi lévitique) étaient En effet, celui de qui ces choses

faits sans serment, mais celui-ci le sont dites est d'une autre tribu de lafut sous serment, par Celui qui lui quelle nul n'a servi à l'autel, (lar il dit : « Le Seigneur a juré, et il est manifeste que Noti-e-Seigneur ne se repentira point : Tu es prêtre est sorti de .hula. tribu de laquelle pour toujours, selon Tordre di* Mi-l- Moise n'a rien dit touchant les pièciiisedek. (llébr. \\\. l-Oj .. très. Et c'est encore plus manifeste

s'il s'élève un autre prêtre qui a une similitude avec Melcbissèdech. Oui n'est pas établi selon la loi d'un précepte charnel, mais selon la puissance de sa vie immortelle Et. de

plus, ce n'a pas été sans serment, car les autres prêtres ont été établis sans serment, mais celui-ci la été avec serment par celui <jui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne s'en repentira pas ; vous êtes prêtre pour l'éternité. Tant est meilleure l'alliance dont Jésus est le médiateur' .

Nos lecleur.s peiivenl apprécier comment on inlerprèle la Bible lor.squon a pour guides l'équerre el le compas ! On nous a bien ilil cependanl que les trois étaient inséparal)les el ne faisaient quun en Maçonnerie, et que les Frères.*, ne pouvaient accepter la Bible que dans ces conditions.

Le F.'. Pike nous dit - : « Ceux ipii piiseii^ncnt, même ceux qui enseignent le Christianisme, sont en général les plus ignorants du vrai sens de ce qu'ils enseignent. Il n'y a pas de livre sur leciuel on sache moins d<^ choses (pie la Bible. Elle est aussi incompréhensible que le Zohar a la plupart de ceux cpii la lisent ».

Et il ne peut en être aulrcmenl. élant donné tpie ceux (pii |»réchent le Christianisme ne se doiilcnl [las (pie la Bible nesl qu'une autre forme de la Kabbale.

■ La Sainte Kabbale, ou tradition des enfants de Seth, vint de Chaldée par l'intermédiaire d'Abraham, dit le F.-. Pike ^, elle fut enseignée au sacerdoce égyptien par Joseph, recouvrée et purifiée par .Moïse, dissimulée sous des symboles dans la Bible, révélée par le Sauveur à saint .lean, et entièrement contenue sous des formes

I. La Vfi-iion hildiffue est tirée de la traduction frantjaise de La Sainte liihle .le 1. il. lié IJavm:, Paris. Lethicllcux. \S<X] \. ni T. 'J. Morals and ha^ina, p. lOri.

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