‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 119 sur 221 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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c'est se mettre en opposition directe avec les règlements exprès de l'Ordre, qui ne demandent que la croyance en Dieu et par suite à l'immortalité de l'âme comme profession de foi »'.

A la page 97 de son Encyclopaedia of Freemasonri/, notre auteur aborde le même sujet.

<( La croyance en l'authenticité des Ecritures de l'Ancien et du Nouveau Testament, dit-il, en tant que condition religieuse requise pour l'initiation, ne constitue pas une des lois de la Maçonnerie, car un tel règ-lement détruirait l'universalité de l'Institution, et s'il existait, les chrétiens seuls pourraient y être admis. Mais, en 1856, la Grande Loge de l'Ohio déclara « qu'il serait exigé de tous ceux qui sont admis à jouir des privilèges de la Maçonnerie, un aveu spécial de leur croyance ; à l'autorité divine des Saintes Ecritures, et que rejeter une telle croyance est faire à l'Institution une olTense qui réclame une punition exemplaire ». Il est à peine nécessaire de dire que, dès sa promulgation, ce principe fut presque universellement condamné par les Grandes Loges et les juristes maçonniques de ce pays. La Grande Loge de l'Ohio renonça plus tard à ce règlement. En 1857, la Grande Loge du Texas adopta une résolution du même genre ; mais la Fraternité rejeta d'une manière générale toute profession de foi religieuse, excepté celle d'une croyance en Dieu ».

Nous n'avons aucun moyen de juger du degré de sincérité qu'il a pu y avoir dans l'acte de ces Grandes Loges : « Il est à peine nécessaire de dire, nous apprend notre auteur-, que, dès sa promulgation, ce principe fut presque universellement condamné par les Grandes Loges et les juristes maçonniques dé ce pays ». Le principe dut donc être abandonné parce qu'il se trouvait en conflit avec la généralité de la Maçonnerie qui n'est pas chrétienne. Car, « si la Maçonnerie était une institution exclusivement chrétienne, les Juifs et les Mahometans, les Brahraanistes et les Bouddhistes ne pourraient en conscience avoir part à son illumination ' ». Aussi, les Loges, même cellesquiétaientsincères,durent-ellesaccepter dépasser sous silence la question de l'authenticité de l'Ecriture ; et soit que nous voyions la Bible ouverte sur leurs autels, soit qu'elles la portent publiquement en procession, en un mot, quel que soit l'usage qu'elles en font et malgré luutes les phrases à tournure orthodoxe qu'elles coniposenl pour leurs rilfiels, nous ne nous y laisserons pas prendre, et nous no verrons dans aucun de leurs actes ou dans aucune de leurs paroles une profession de foi chrétienne.

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