AVEC LE CATHOLICISME ET LE CHRISTIANISME
moins instruits des fondements de leur croyance. C'est une loi impérieuse du gouvernement divin; loi inflexible comme Dieu même, que l'homme accepte sans raisonner la croyance de ceux au milieu de qui il est né et a grandi ; la toi t'ait ainsi partie de sa nature et résiste à toute évidence contraire, et il refusera de croire au témoignage de ses propres sens plutôt que de renoncer à la conception religieuse qui a grandi en lui, qui est devenue la chair de sa chair et l'os de ses os ».
Le F.-. Pike a complètement néglige le cas où l'incrédulité à reçu un châtiment. En ce qui concerne l'Eglise catholique, l'incrédulité n'a jamais été punie chez ceux qui étaient nés hors de son sein. Elle a toujours professé quelle n'a aucune juridiction sur les non-baplisés. Elle ne châtie que l'obstination dans l'apostasie, et c'est aussi ce que fait la Mayonnerie en excommuniant ceux de ses membres quelle considère comme de faux-frères et en les punissant autant qu'elle le peut. On voit manifestement l'absurdité du F.-. Pike sur la loi impérieuse et inflexible du gouvernement divin, suivant laquelle nous persévérerions dans une croyance reçue sans examen. Non seulement des individus, mais des peuples entiers ont changé leur croyance, quelquefois en mieux et quelquefois en pis. Quelle stupidité de dire qu'elle devient « la chair de leur chair et l'os de leurs os ».
« La Maçonnerie, nous dit-il encore, (p. 164 , conserve le souvenir de l'implacable es^lerminalion que firent les troupes sauvages de Moïse et de Josué des gens de tout sexe et de tout âge, parce qu'ils avaient le malheur de ne pas connaître le Dieu des Juifs, ou parce qu'ils l'adoraient sous un faux nom.. ..Elle voit les persécutions soufï'ertes par Pierre et Paul, le ijiartyre de saint Etienne, les épreuves d'Ignace, de Polycarpe, de Justin et d'Irénée ; puis, d'autre part, les soutTrances des misérables païens sous les empereurs chrétiens, comme celles des Papistes en Irlande et sous le règne
d'Elizabeth et de l'obèse Henri Et elle voit aussi l'oppression
actuellement encore exercée au nom de la religion : des hommes fusillés dans une prison chrétienne, dans la chrétienne llalie, pour avoir lu la Bible chrétienne ; des lois contre la liberté de la parole sur (les sujets touchant au christianisme, dans presque tous les Etals chrétiens ; et la potence étendant son bras au-dessus de la chaire ».
« SilaMaçonnerie, nousdil-il encore, (p. 27), avaitbesoind'ôtre justifiée pour le fait d'imposer des devoirs politiques et moraux à ses initiés, il lui suffirait d'exhiber la triste histoire du monde. Elle n'aurait même pà^ besoin de tourner les pages pour remonter aux chapitres où Tacite expose les horreurs incroyables du despotisme des
Ib8 LA franc-maçon>+:kie dans sks rapports
Caligula et des Doinilien,des Caracalla,des Commode, desVitellius, et des Maximin. elle u'aurail (jifà parler des siècles de calamilés que traversa la gaie nation française, de la longue oppression des temps de la féodalité, des Bourbons égoïstes, de ces temps où les. paysans étaient volés el tués par leurs propres seigneurs el princes comme des moutons, où le seigneur avait les prémices du lit nuptial du paysan, où la cilé, une fois prise, était livrée sans pitié au pillage et au massacre, où les prisons dElat regoi'geaient dinnocenles victimes et où l'Eglise bénissait les bannièi-es des assassins impitoyables et chantait un Te Deum pour célébrer la (jràce suprême accordée à la veille de la Saint-Barthélémy ».
Mais citons un passage qui se l'apporte à des événements plus récents encore.
« Il y a cent ans, dit Pike ', on apprit que les Kadosh n'étaient autres que les Templiers dissimulés ; on abolit donc ce degré qui, cessant d'être en activité, devint, sous un autre nom, une courte et simple cérémonie. Alors, du fond de la tombe dans laquelle il pourrissait après ses meurtres, ClémentV hurle contre les successeurs de ses victimes, par la voix de Pie IX,(jui [>rononce son allocution contre les Franc-Maçons. Les fantômes des Templiers morts hantent le Vatican et troublent le sommeil de la Papauté [)aralysée, qui, redoutant les trépassés, vocifère ses excommunications et ses analhèmes impuissants contre les vivants. C'est une déclaration de guerre ; elle était nécessaire pour secouer l'apathie et changer l'inertie en activité ».
Malgré tout ce que l'on peut dire sur cette citation, il n'en reste pas moins vrai que le F.. Pike avait plus de bon sens que quelquesuns de ses Frères. ..qui voulaient faire de Pie IX un Franc-Maçon^ Nous traiterons ce sujet dans notre chapitre suivant pour ne pas perdre, quant à présent, le fil île notre discussion.
Après tout, le catholicisme est-il autre chose ([u'une sorte de réminiscence des vieux mystères païens dans lesquels nous retrouvons tous les sacrements? « La célébration des Mystères de Mithra,dit-iP, était, comme le sacrifice catholique, nommée une messe, et toutes tes cérémonies en usaye étaient les mêmes. On retrouva là tous les sacrementsde l'église catholique, même le soulTle do la Confirmation. Le prêtre d<î Mithra promettait aux initiés la délivrance du péché, au moyen de la confession et du baptême, et une vie future de bon-