Morals and Dogma, p
186 L.\ FRA.NC->r\ÇON.\ERIE DANS SES RAPPORTS
>' La Maçonnerie a senti que celle vérilt^ avail pour elle la loulepuissance (le l)ieu, et que ni Pape ni potenlals ne pouvaient rien sur elle ». (p. '24).
« La soif du pouvoir n'est jamais satisfaite, dit-il (p. 74) ; elle est insatiable. Ni les hommes, ni les nations, n'ont jamais assez de puissance. Lorsque Rome élail la maîliesse du monde, les empereurs se firent adorer comme des dieux. LLglise de Rome réclamait le despotisme sur les âmes et sur la vie entière, depuis le berceau jusqu'à la tombe. Elle flonnait et vendait des absolutions pour les péchés passés et futurs. Elle prétendait à l'infaillibilité en matière de foi. Elle dépeupla l'Europe pour la purger d'hérétiques. Elle dépeupla l'Amérique pour convertir des Mexicains et des Péruviens. Elle donna et reprit les trônes; et, au moyen de l'excommunication et de l'interdit, elle ferma les portes du Paradis aux Nations... Chercher à subjuguer la volonté d'autrui et à rendre lésâmes captives parce que c'est exercer la plus haute puissance, semble être l'objet le plus élevé de l'ambition humaine. Tel est le fond de tout prosélytisme et de toute propagande, depuis Mesmer jusqu'à l'Eglise romaine et à la République française ».
.. La foi d'un homme, nous dit-il, (p. '2*.);, lui appartient en propre autant que sa raison. Sa liberté consiste autant dans l'indépendance de sa foi que dans celle de sa volonté, par rapport au contrôle de l'autorité... -Vf// homme, nulle réunion d'hommes ne peut être infaillible, ni autorisé à décider ce ({ue d'autres hommes doivent croire et tenir pour article de foi. ..Tout homme doit nécessairement avoir le droit de décider, en ce qui le concerne, ce qui est vrai, car, à information et intelligence égales, nul homme ne peut avoir un droit supérieui- ou plus fort (jumu autre |)our juger ».
Par consé(piçnt, nul n'a le droit, dans aucune circonstance, d'inniger un chAliment en matière de foi. « Jamais homme, dit le F.-. Pike, (p. H)5), n'eut le droit d'usurper la prérogative que Dieu luimême n'exerce pas, et de condamner ou de punir quelqu'un pour sa ciovance. Nés en pays prolestant, nous sommes protestants. Si nous étions venus au monde à l'ombre de Saint-Pierre de Rome, nous aurions été de dévots catholitiues ; nés dans le (piartier juif d'Alep, nous aurions méprisé le Christ comme un imposteur; à Constantinople, nous aurions crié : « Allah est Allah, Dieu est grand, et .MahcMuet est son prophète 1 » La naissance, le paysetléducalion nous donnent notre foi. Il en est peu qui croient à une religion pour avoir examiné .son évidence et son authenticité, et s'être fait une opinion raisonnée sur la valeur de ses preuves. Il n'y a pas \m homme sur dix mille qui ait une idée des preuves de sa foi. Nous croyons ce (pi'on nous en.seigne, et les plus fanaliiiucs sont les