Morals and Dofjma
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192 LA FFANC-MAÇONNEBIE DANS SES RAPPORTS
révélation de Dieu aux Juifs : toutes choses et bien d'autres encore que la Maçonnerie nie.
« L'homme est tombé, dit le F.-. Pike', mais non par la tentalion du Serpent. Car, d'après les Phéniciens, le Serpent participait à la Nature Divine et il était sacré, comme en Egypte. On le croyait immortel, à moins qu'il ne l'ùt tué par violence; il retrouvait la jeunesse dans sa vieillesse, en entrant en lui-même pour s'y consumer. C'est pourquoi le Serpent qui forme un cercle en mordant sa queue, était un emblème de rEtornilé. Lorsqu'il avait la tèle d'une corneille, il était de Nature Divine et représentait le soleil. Une Secte de Gnostiques le prit à cause de cela pour son bon génie, et c'est encore pourquoi Moïse éleva le Serpent d'airain dans le Désert, afin qu'en le regardant, les Israélites retrouvassent la vie ».
Si vous voulez vivre spirituellement, cher lecteur, rejetez loin de vous l'histoire slupide de la tentation d'Eve. Le Scr|>enl est un principe de vie, d'immortalité, de Divinité. Acceptez <lonc la jolie fable, non pas celle des chats de Kilkenny qui s'entre-dévoraient, mais celle sur laquelle la légende irlandaise est fondée, celle du serpent se mangeant lui-même tout entier. Imitez les Ophites qui adoraient le serpent comme dieu. C'est ainsi que vous vous rapprocherez du vrai cidte de Dieu.
« Nous nous mo({uons des Augures, dit le F.-. Pike (page 10?). Il est fort aisé de railler, et si diflicile de bien comprendre. La Divinité a-t-elle laissé le monde entier sans Lumière pendant quarante siècles pour finir par illuminer un seul petit coin de la Palestine et un peuple brutal, ignorant et ingrat » ? Non, F.-. Pike, Dieu n'a pas laissé le monde sans lumière pendant quarante siècles, quoiqu'il la répandît avec une plus graiule abondance sur la nation juive ; on pourrait dire aussi qu'il envoya plus tard son divin Fils dans ce même petit coin de la Palestine, avec une mission personnelle de salut rédempleur,inalgrr la mort honteuse que ferait subir à ce Fils le peui)le de Judée.
Mais la religion juive, sur laquelle repose le Christianisme, ne peut avoir été inspirée par Dieu, dit le F.-. Pike, puisqu'elle a changé de siècle en siècle, cori ompue au contact des sectes païennes qui l'approchèrent.
«^La religion enseignée par Moïse, dit-il -, qui promulguait le j)rincipe d'exclusion, comme les lois d'Egypte, avait à loulesjles époques de son existence, fait des emprunts à toutes les religions avec lesquelles elle s'était trouvée en contact. Tandis que, par les